‹ Le marchand de SmyrneChapitre 280 sur 314 · MARGOT, CAT^U · texte numérisé non relu

MARGOT, CAT^U

M augot.

Vois, Gatau , vois , ma fille ,-9'il ne manque riin à not' couvert ; si t'as ben apporté tout c'qui faut sur la table. V'ià Michau, v'ià ton père qui v» rentrer de la forêt.

LA PARTIE, etc. ACTxE IH , SCÈNE I.» 390^

CATAu, regardant sur la table.

Non , ma mère ,v rien n'^ manque. Tout est ben irrange à présent ; mon père trouvera tout prêt. M A n G o T , ^ regardant elle-même.

Oui y oui , y là qu'est ben ^ mon enfant. Le sou^ pev est retiré du feu ; je Tons mis sus de la cendre chaude : il nj a plus riaa à voir de ce côté-là; linsi remettons-nous donc à not* ouvrage , car ne faut pas et' un moment sans rien faire.

ZA.TW yse remettant à l'ouvrage, ainsi que sa mère,

chacune assise, et la mère auprès du rouet, ou elle

file t tandis gue sa fille prend de ta toite, ou elle

coud.

Vous avez raison , ma mère.

MARGOT

C'est que l'oisiveté est la mère de tous vices. .. . Eh ! tiens . si c'te petite Agathe n'avoit pas été élevée sans rien faire , cheux c'te grande dame , elle n'auroit pas écouté ce biau marquis ; elie ne s'en seroit pas allée avec lui , comme une eriature ^ si elle avoit su s'occuper comme nous , m9. fiJile.

CATAU

Tenez, maman, v'ia mon frère qui arrive ee soir ; je gage qu'il nOus apprendra qu'Agathe est innocente de tout ça. Qhl je le gagerois', ca^ je l'ai tou j«>urs orue sage , moi.

MARGOT

Oui , sagcr, je t'en réponds! Y 'là une belle sagesse endoreI«. Mail n'en p>arlojM pu97 c'est une trop vilaine histoire.

396 Ll PARTIE DE CHASSE DE HETntl lY.

CATAU

Eh bien ! ma mère , coùtez-moi donc d'antm histoires.. . Contez-moi, pkr exemple, d'sliistoirei d'esprits. C est ben singalierl je nVoudroit pas voir eun esprit pour tout l'or du monde, et si c'tt* pendant je sis charmée quand j*entends raconter d s'histoires d'esprits. Si ben donc , ma mère,qao TOUS allez m'en dire eune ?

uAn GOT , tout en filant.

Volontiers, Catau, puisqu'ça te réjouit... Mait c't'ella est ben sûre , ma fille ! c'est Michau , c'est

vot' père li-même qu'a vu revenir c't*esprit-là

qui revenoit.

CATAU

Mon père l'a vu?.. • il l'a vu?

BtABOOT.

Vot* père. ... Ce ne sont pa& là des contes , puisque c'est li-méme qui l'a vu... Je n 'venions que d'étte mariés, et j venoit de perdre son père; et v'ià que , tout d'un coup , quand Michau fur couché f et que sa chandelle fut éteinte , il entendit d'abord l'esprit , qui revenoit sans doute du sabbat... qui s'glissoit tout le long de sa cheminée.et <|ui entrit . dans sa chambre en traînant di grosses chaînes... trela à..', trela à«... tr^a 9.'< trela !

G AT A tr, toute tremi^ia'ntê*

De grosses ehain«t ? Ah ! le^coeur looie bat !•..!> grosses chaînes?...

ma»

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