‹ Le marchand de SmyrneChapitre 281 sur 314 · ACTE III, SCÈNE U · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE U

MARGOT

Oui, mon enfant, de grosses chaînes; et qui faisîent un bruit terrible ! . . . Et pis après , le reve^ Aant allit tout droit tirer les rideaux de s^ou lit : 3ric !... crac!... cric!... crac!...

c ATAU , tremblant encore davantage.

Ah! bon Dieu! bon Dieu! que j'aurois t^eu de &ajeur!... Eh! de queue couleur sont rs'esprits! Dites-moi donc ça, pisque mon père a vu c'ii-là?

MAnaoT.

Oh! pardienne! il n'ell' vit pas en face; car de peur de l'voir , vot' père fourrit bravement sa tête sous sa couverture. Mais il entendit ben distinctement l'esprit qui lui disoit : « Rer.ds à monsieur le c( curé six gearbes de bled dont ton père li a fait « tort sur la dime , ou sinon , demain je viendrai (c te tirer par les pieds. » >

CATAU, pluf tremblante.

Ah ! tout mon sang se fîge ! . . . Et mon père eut* il ben peur? ( On frappe à la porte, ) Bonté divine ! n'est-ce pas'lii un esprit?

MARGOT, tremblant aussi.

Non , non , c'est qu'on frappe à la porte... Vaten ouvrir, Catau.

c XT Av f mourant de peur,,

Ah ! ma mère , je n'oserois ! AUez-)r vous-même* Vous êtes plus hai ardeusa que moi.

MARGOT

Eh ben ! eh ben ! allons-j toutes les deux en-> semble.

Théâtr«. Comiâic$. l3. 34

39» LA PARTIE DE CHASSE DE HENRI lY.

Page 1