‹ Le marchand de SmyrneChapitre 35 sur 314 · I.A MARQUISE, jouant l'embarras · texte numérisé non relu

I.A MARQUISE, jouant l'embarras

Permettez-moi, monsieur, de vous proposer un accommodement. . . .

Un accommodement , madame ? Je ne yois pas quel accommodement. . . .

LA MARQUISE

Si j'ai perdu le pari , donnez-m'en la reyanclio*

LE MARQUIS

Madame , il n'est pas question de plaisanter.,

LA MARQUISE

Je ne plaisante point , je vous démande ma re« yanche.

LE MARQUIS

Et moi , madame , je y on s demande la clef de ce cabinet , et je yous prie de me la donne%

LA MARQUISE

La clef, monsieur?

5i LA GAGEURE IMPRÉVUE.

LE MARQUIS

Oui , la clef, la clef.

LA MARQUISE.'

Et si je ne l'ai pas ?

LE MARQUIS

Il est un mojen d'entrer i c'est de jeter la porte tn dedans.

LA MARQUISE

Monsieur, point de violence : ce que vous projetez vous sera aussi facile , lorsque vous m'aurez accordé un moment d'audience^

L^ MARQUIS

Je vous ëcoute , madame.

LA MARQUISE

Assejrez-vous , monsieur.

LE MARQUIS

INon, madame.

LA MARQUISE

Avant de vous porter à des extrémités qui sont indignes de vous et de moi , je vous prie de me faire pajer les vingt louis du pari , parce que vouj avez perdu.

LE MARQUIS

Ah ! morbleu ! madame , c'en est trop.

LA MARQUISE

Arrêtez , monsieur : dans ce pari vous avez oix« I>lië de parler d'une clef, d'une clef, d'une clef ^ jvous ue doutez pas qu'elle soit de fer. Voua l'avea bien nommée depuis avec une fureur et un em^ fjorteinent que je n'attendois pas : mais il n'est

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