I.A MARQUISE, jouant l'embarras
Permettez-moi, monsieur, de vous proposer un accommodement. . . .
Un accommodement , madame ? Je ne yois pas quel accommodement. . . .
LA MARQUISE
Si j'ai perdu le pari , donnez-m'en la reyanclio*
LE MARQUIS
Madame , il n'est pas question de plaisanter.,
LA MARQUISE
Je ne plaisante point , je vous démande ma re« yanche.
LE MARQUIS
Et moi , madame , je y on s demande la clef de ce cabinet , et je yous prie de me la donne%
LA MARQUISE
La clef, monsieur?
5i LA GAGEURE IMPRÉVUE.
LE MARQUIS
Oui , la clef, la clef.
LA MARQUISE.'
Et si je ne l'ai pas ?
LE MARQUIS
Il est un mojen d'entrer i c'est de jeter la porte tn dedans.
LA MARQUISE
Monsieur, point de violence : ce que vous projetez vous sera aussi facile , lorsque vous m'aurez accordé un moment d'audience^
L^ MARQUIS
Je vous ëcoute , madame.
LA MARQUISE
Assejrez-vous , monsieur.
LE MARQUIS
INon, madame.
LA MARQUISE
Avant de vous porter à des extrémités qui sont indignes de vous et de moi , je vous prie de me faire pajer les vingt louis du pari , parce que vouj avez perdu.
LE MARQUIS
Ah ! morbleu ! madame , c'en est trop.
LA MARQUISE
Arrêtez , monsieur : dans ce pari vous avez oix« I>lië de parler d'une clef, d'une clef, d'une clef ^ jvous ue doutez pas qu'elle soit de fer. Voua l'avea bien nommée depuis avec une fureur et un em^ fjorteinent que je n'attendois pas : mais il n'est