SCÈNE XXIIl
pins temps. J'ai voulu faire un badinage de ceci , et TOUS faire demander à vonSHmôme le morceau de fer que tous aviez oublié ; main je vois , et trop tard , que je ne devois pas m exposer à la singularité de vos procédés. Lisez, monsieur. {Ette prend le papier, rompt te cachet, et te lui donne tout ouvert. Il le prend avec dépit, et d'un air indécis, distrait et confus.) Quant à cette clef que vous demandez, tenez, monsieur, la voici cette clef ; ouvrez ce cabinet, ouvrez -le vous-même; regardez partout, justifiez vos soupçons , et accordez-moi assez d'esprit pour penser que, lorsque j'ai la pru* dence à'y faire cacher quelqu'un , je ne dois pas avoir la sottise de vous le dire.
LE MARQUIS, COnfuS,
Ah! madame.
LA MARQUISE
Quoi! vous hésitez, monsieur? Que n'entrez* vous dans ce cabinet? je >ais l'ouvrir moi-même.
LE MAIIQUIS.
Âh ! madame , madame , c'est battre un hommu à terre.
LA MARQUISE
Non , non , ce que je vous ai dit est , lanf doute , vrai.
LE MARQUIS
Jkh ! madame , que je suis coupable 1
LA MARQUISE
Eh ! non , monsieur, vous ne l'êtes point#
Madame , je tombe à vos genoux*
LA MARQUlfE.
Relevez-YOuSy monsieur.
LE M AnQUIS«
Me pardonnezr-vous ?
LA MAEiqfUlSE.
Oui , monsieur. •
LE MARQUIS
Vous ne le dites pas du profond du cœur.
LA MARQUISE
Je VOUS assure que je n'en ai nulle peine.
LE MARQUIS
Que de bonté !
LA MARQUISE
Ce n est pas par bonté , c est par raison.
LE MARQUiSi.
Ah! madame, qui s'en seroit méfié? (En regardant le papier. ) Oui. . . . oui. O ciel ! avec quelle «dresse, avec quelle finesse j'ai été conduit à demander cette clef , cette maudite clef. ( 1/ Ut. ) Oui , oui, yoilà bien la serrure, les yis, les écrous. Diable de clef ! >maudite clef! Mais, Dubois, ne l'ai-je pas dit ?
DUBOIS
Non , monsieur, j'ai pensé vous le dire.
LE MARQUIS
Madame, madame, }'en suis charmé, j'en suis enchanté ; cela m'apprendra à n'avoir plus de vivacité avec vous : voici la dernière de ma vie. J«