‹ Le marchand de SmyrneChapitre 45 sur 314 · IL. DéTiEULETTE · texte numérisé non relu

IL. DéTiEULETTE

Quoi ! niadame, j'aurai le bonheur d'être TOtre neveu?

LE MARQI7IS.

Oui , mon ami , et ayant trois jours. Je cours demain à Paris ; il j a quelques détails dont je veux me mêler.

M* DiTIEVLETTE.

Mademoiselle , consentez-TOus à ma félicité ?

Monsieur y je no connoissois pas toKite la mienne, et vous avez à présent à m'obtenir de madame.

M. nÉTIEVLETTE^

Madame , puis-je espérer. . •

LA 1CAAQUISE.<

Oui , monsieur , et j'en suis enchantée. Le ciel ne m'a point accordé d'enfant, et de cet instantci je crois avoir une fille et un gendre. Monsieur, je vous l'accorde.

ADÉLAÏDE, en donnant ta main. .

C'est autant par inclination que par obéissance.

LE MAaQUIS.

Cela doit être. (A ta marquise,) Ma nièce est charmante.

LA MAaQUISE.

Je sois bien trompée , si mademoiselle n'a pat beaucoup d'esprit ; et je suis sûre que , sans détçurs, sans finesse, elle n'en fera usage que pour

65 ÏTA GAGEURE , etc. SCÈNE XXIX,

te garantir de la finesse des autres , pour bien régler sa maison et faire le bonheur de son mari.

M. DÉTIEULETTE.

Si mademoiselle avoit besoin d'un modèle , }e suis assuré , madame , qu elle le trouveroit en vous.

Oui , monsieur , oui , monsieur ; la finesse n'est bonne à rien. Point de finesse , point de finesse , on en est toujours la dupe.

LE MARQUIS

Et surtout avec moi.

LA Mi^RQUlSE.

Ah! M. de CSlainville , ah ! comme j'ai eu tOrt!

LE MARQUIS

Quoi?

LA MARQUISE

Passons chez vous.

GOTTE tes regarde partir, et dit :

Ah! si cette aventure pouvoit la guérir de ses finesses! Que de femmes, que de femmes à qui, pour être corrigées , il en a coûté davantage !

Fin DE k^ aAGEUAB IXPUiTVI.

Lfi

COMEDIE

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