TIEULETTE, GOTTE, ADÉLAÏDE, LA GOUVERNANTE
■LZ MARQUIS*
Oui, la yoilà : est-il rien de plus aimable? Mon ami f receirez l'amour des mains de Tamitié. Ma> dame , vous ne sayiez pas ayoir mademoiselle dans votre château ;, elle y est depuis hier : je suis rentré trop tard, et je suis aujourd'hui sorti trop ma« tin pour yous la présenter. Elle nous appartient de très près ; c'est la fille de feu mon frère , ce pau« .yre cheyalier mort dans mes bras à la journée de Laufeld. Son mariage n'étoit su que de moi. Vous approuverez certainement les raisons qui m'ont forcé de vous le cacher : mon père étoit si d,ur , et dans la famille... je yous expliquerai cela. Ma chère fille , embrassa yotre tante.
LA MARQUISE
C'est , je yous assure , de tout mon cûeur.
ADÉLAÏDE
Et moi , madame , quelle satisfaction ne ^ois-je pas avoir !
LE MARQUIS
Madame , je la marie , et je la donne à monsieur ? je dis , je la donne , c'est un vrai présent ; et il ne l'auroit pas , si je connoissois un plus honnête homme«
SCËM£ XXIX, 65