VA LE HE
Comment ?
marthon.
Écoutez en quatre mots. (A Angélique,) Mon oeren, le nouveau clerc du procureur de monsieur ▼otre frère, m'a appris ce que je vais vous dire. Gomme il n j a que quinze jours qu'il j est entré , il ne me l'a dit que ce matin ; mais c'est sous le plus grand secret qu'il me l'a conûé : ne me vendez pas, au moins»
YAtiftE.
Ne craignez rien.
AVaÉLIQUE.
Vous me connoissez.
Mil T H o v , adressant la parole à Valère, à denU-^oir , et toujours regardant aux coulisses.
M. Dalancour est un homme ruiné , abîmé ; il a mangé tout son bien, et peut-être celui de sa sœur; il est perdu de dettes ; Angélique lui pèse sur les
io4 lE BOURRU BIENFAISANT.
bras, et, pont t'en débarrasser, il youdroit la inettre dans un couvent.
ÀHCÉLIQUE.
Dieu! que me dites-vous là?
VALkAE.
Gomment ! est-il possible ? Je le connois depuis long-temps ; Dalancour m'a toujours paru un garçon sage , honnête , vif , emporté même quelquefois ; mais. . .
1IABTH09.
Vif! oh! très vif, presqu'autant que son onde; mais il n'a pas les mêmes sentiments; il s'en ûiut de beaucoup.
VALJIRE.
Tout le monde l'estimoit , le chérissoit. Son père étoit très content de lui.
* MÀRTHON.
Eh! monsieur 4 depuis qu'il est marié, ce n'etl plus le même.
TALkaz.
Se pourroit-il que madame Dalanconr ?.. •
* MARTH05.
Oui , c'est elle , à ce qu'on dit , qui a causé a beau changement. M. Géronte ne s'est brouill avec son neveu que par la sotte complaisance qui
a pour sa femme; et je n'en sais tien; mais j
parierois que c'est elle qui a imaginé le projet d couvent.
AHoéLiQtTE, àMarthon,
Qu'entends-je ? ma belle-sœur , que je cro t4