ACTE I, SCÈNE L io
fi raisonnable , qui me marquoit tant d'amitié ! je ne l'aurois jamais pensé.
VÀLinE.
C'est le caractère le plus doux...»
MARTHOir.
ÏÏÏtst précisément cela qui a séduit son mari. Je la connois , et je ne peux pas le croire.
MARTHOV.
Vous TOUS moquez, je crois. Est-il de femmo plus recherchée dans sa parure ? y a-t-il des modes qu'elle ne saisisse d abord ? j a-t-il des bals , dei spectacles où elle n*aille pas la première ?
YALàRE.
Hais son mari est toujours avec elle*
AVOÉLIQUE.
Oui^ mon frère ne la qt^e pas.
HAIITHON.
Eh bien f ils sont fous tous deux , et ils se ruinent ensemble.
YALiRE.
Cela est inconceyable.
MARTHOIV.
Allons , allons , monsieur , tous voilà instruit de ce que vous vouliez savoir; sortez vite, et n'exposez pas mademoiselle à se perdre dans l'esprit de son oncle , qui est le seul qui puisse lui foite ida bien.'
io6 LE BOURRU BIENFAISANT.
vALèiiE, à Angéiique.
Tranqnillisez-vous , ma chère Angélique; l'iiH térdt ne formera jamais un obstacle. . . .
MÀRTBON.
J'enUnds du bruit ; sortez Wte.
(Vaièretorl.)