SCÈNE II PORTIA, NÉRISSA, puis PORTIA seule, puis NÉRISSA
de nouveau.
Hérissa, qui accompagne Portia.
Nous ne les précédons que de quelques instants.
(F était temps!
Apres un accueil tres tendre.
Nous révoltant de ces anneaux perdus.
Embarrassés et confondus.
.Nous nous divertirons de les voir se défendre,
El de notre bon tour réussi...
Va donc au devant d'eux et les ramène ici.
(On entend le son de la musique qui arrive de la maison. De la musique!
Nérissa.
A sa maîtresse revenue
La maison souhaite la bienvenue!
(Sortie de Nérissa. Portia reste seule.
Portia, rêveuse et charmée.
Musique, bruit charmeur, ailes de la parole.
0 langage divin qui grise et qui console.
Et qu'à l’aube du monde, envoi providentiel.
Un oiseau rapporta du ciel!
Bruit doucement berceur
Qui sait apaiser lame
Ou la peut pénétrer de l’ardeur
De sa flamme...
Musique! Mélodie, espoir des cœurs battants.
Voix de l’amour et du printemps!
Musique, bavardage ailé de la nature, Grondement de la mer, frisson de la verdure ! Hosanna des forêts dans la saison des nids.
Soupir des automnes finis! Musique sur les Heurs, d'abeilles frémissantes, Des ruisseaux murmurants, des brises caressantes, Et puis, musique encor, cette source d’émois :
Le silence dans les grands bois.
Mais musique surtout, merveilleuse musique, Que celle dont l’accent, joyeux ou pathétique, Est l'écho du bonheur ou l’écho des tourments
Des fiancés et des amants !
Parfume les aveux, adoucit les reproches,
Berce les douleurs qui sont proches, Suscite le pardon, apaise le conflit,
Et lentement verse l’oubli !
(Entrée de Nérissa.)
Nérissa, qui se hâte.
Madame, les voici !