ACTE I, SCÈNE V
N’est-ce pas ?
CLAUDE
Mais, pourtant...
MADAME CHAMPIN.
Accepte!.. Que t’importe!
Si plus tard, — dans dix ans, — ta folie est trop forte,
Tu seras jeune encor, car tu n’as que vingt ans;
Alors tu seras riche ; alors il sera temps,
A l’abri du besoin, de quitter ta boutique Pour ne rien faire, — ou bien faire de la musique!
Tu consens ?
CL AUD E, d’une voix étouffée.
Oui !
MADAME CHAMPIN, allant chercher son chAte.
Merci, mon fils! — tout est au mieux!
Ton oncle t’aime au fond et sera bien joyeux!
11 est pique, c’est vrai ; mais ta mère et puis Laure Sauront bien l'apaiser s'il se souvient encore.
Adieu!
(fausse sortie.)
Laure dit oui ! ne va pas dire non!
(Sur le seuil.)
Et surtout viens dîner ce soir à la maison!
(Elle l’embrasse et tort.)