ACTE II, SCÈNE XII. -i
J’ai trouvé le mari... La dot me gêne un peu...
R EN K. à part.
Me trompiez-vous, Claudine, ou bien n’cst-ce qu’un jeu?
(Haut.)
Et quel est ce mari ?
CLAUDE
C’est un marchand honnête,
— Qu’elle aime !
RENÉ, avec indifférence.
Ah!
CLAUDE, après avoir regarlé René. — A part.
J’étais fou ! qu’avais-je donc en tète ?
(Haut.)
La noce se fera dans vingt ou trente jours.
RENÉ, riant.
Je m’invite!., lu sais que je danse toujours 1
(A part.)
11 faut absolument que je parle à Claudine !
CLAUDE, à part, se levant.
Ce n’est pas lui !.. Pourtant il faut que je devine,
Car je ne prétends pas que, malgré son désir,
Elle épouse un butor pour me faire plaisir.
(On entend sonner une horloge. — Haut.)
11 est six heures, diantre ! allons dîner, c’est l’heure!
(Gravement.)
Ma femme gronderait, — elle est su-pé-rieu-re;
Ma femme, — comme on dit dans le quartier. — Pour moi , Je veux être pendu si je me doute en quoi.
Elle est forte. . en calcul, tient sa caisse serrée.
Et fait des cornichons dont on parle en soirée !
Voilà. — Dépêchons-nous. — Par ici, par ici.
(Mettant la main sur l'épaule de René.)
Ah ! je suis bien heureux !
RENÉ, lui serrant la main.
Pauvre Claude !
CLAUDE
Merci !
(ils disparaissent par le porte de gauche.) FIN DU DEUXIÈME ACTE.