ACTE I, SCÈNE II
Dans les arbres feuillus, marronniers ou cyprès,
Vivre un monde d’oiseaux chantant quand point l’aurore, Un air qui dans’ton cœur ne vibre pas encore 1
CLAUDE
Alors il vibrera !
BOBINETTE
Vous êtes amoureux,
Monsieur Claudel et de qui?
CLAUDE
C’est un amour très-vieux,
Une histoire d’enfance.
RENÉ
Ah ! très-bien... l’héroïne De tout premier roman doit ètfc une cousine.
11 dure encor?
' CLAUDE
Oui, certe !.. il durera longtemps!
RENÉ
Bon I mais ton oncle est riche, et tu n’as que vingt ans !
CLAUDE
Tu parlais à l’instant de mon impatience...
Ah! René, mon amour dépend de ma croyance,
De mon audace. 11 faut à tout prix parvenir.
Si je veux enchaîner Laure à mon avenir.
11 est calculateur, mon oncle, il veut des preuves!
Puis je veux marcher seul dans toutes mes épreuves, Jusqu’à l’heure prochaine où je les briserai.
Laure m’attendra. — J’aime! et je triompherai!
(Parait uu domestique.)