‹ Le Marché Agricole Français Et Les Interventions De L'ÉtatChapitre 12 sur 83 · pour les primes aux étalons et baudets approuvés · texte numérisé non relu

pour les primes aux étalons et baudets approuvés

1.574.930 pour les primes aux naisseurs (étalons et chevaux de remonte).

$4. Syndicats d'élevage et concours spéciaux !.

1° Syndicats d'élevage.

Les syndicats d'élevage institués par le décret du 8 mars 1912, en vue de permettre aux éleveurs adhérents d’acquérir et d’entretenir à frais communs des reproducteurs de race pure, sont organisés dans les formes prévues par la loi du 21 mars 1884 sur le syndicat professionnel.

Il existe actuellement en France 2.700 syndicats d’élevage. Beaucoup d’entre eux sont des syndicats communaux.

Ces syndicats sont groupés en fédération. Il existe une fédération soit par département, soit par région d'élevage.

Outre l’acquisition et l’entretien de reproducteurs de race pure, les syndicats d'élevage veillent à la tenue des livres généalogiques et à l'inscription à ces livres des animaux de race pure qui naissent chez leurs adhérents.

Beaucoup d’entre eux organisent, en outre, dans leur circonscription le contrôle laitier, qui est un nouvel élément de progrès pour l'élevage des races laitières.

Les subventions qu'ils reçoivent du Ministre de l'Agri-

1. Office des Renseignements agricoles et Cours de M. Voitellier, à l’Institut national agronomique.

culture les aident à supporter leurs frais de fonctionnement, et surtout les frais d’entretien des reproducteurs syndicaux.

Les subventions qui leur ont été accordées depuis 1933 ont atteint les chiffres suivants

1933 1.969.300 francs.

1934 RQ. — 1935 1.500.000 —

20 Concours spéciaux de races.

Les concours spéciaux de races, organisés pour la première fois en 1892, se tiennent dans les principales régions d’élevage des espèces bovines, ovines et porcines ; autant que possible dans le centre, qui est le berceau de la race. |

Ils ont pour but de créer une émulation entre les divers éleveurs, en les incitant à rechercher l’amélioration de la race par la sélection, grâce surtout, à l’acquisition de reproducteurs de race pure, soit en France soit à l’étranger.

Ces manifestations constituent des concours de premier degré, où les animaux subissent une première épreuve de sélection pour être présentés aux concours régionaux.

Les subventions accordées permettent aux commissions des concours de supporter les frais d’organisation et aussi de distribuer des prix aux lauréats.

Les concours spéciaux de races, très recherchés des éleveurs, ont été les principaux facteurs de l’amélioration de l’élevage français depuis 40 ans.

Les subventions accordées pour les concours spéciaux depuis 1933, ont atteint les chiffres suivants :

1953.07 581.000 francs.

Section Il Elargissement des débouchés

Il paraît logique devant la crise de déséquilibre entre la production et la consommation, d’essayer de développer la « demande » en même temps que l’on réduisait « l’offre ».

L’élargissement des débouchés présente d’ailleurs l'avantage considérable de ne pas porter d’atteinte grave à la liberté des individus comme la limitation de la production.

L'Etat pouvait agir lui-même, par ses services administratifs ; il pouvait encore édicter des mesures propres au développement des débouchés ; enfin, il pouvait subventionner des organismes privés.

En fait, l’état n’a pas agi par lui-même : il a, d’une part, édicté des mesures propres à certains marchés (blé, etc.) ; d’autre part, voulant développer les débouchés des produits agricoles en général, il à choisi la méthode de subventions données à des organismes privés.

Avoir une organisation d'intérêts communs pour l’éducation des producteurs, pour l’amélioration des méthodes de vente, l'accroissement des débouchés et la propagande auprès des consommateurs français et étrangers, cela fait partie d’un plan bien compris d'outillage national, autant et à plus juste titre que de nouvelles installations de théâtres ou postes d’émission de T.S.F.; aussi est-ce la loi du 29 décembre 1931 (sur l’outillage national), qui la première a inscrit un crédit de 20.000.000 pour subventionner dans ce but diverses.associations.

Remarquons, d’ailleurs, que ce chiffre était peu de chose, alors que le total des crédits atteignait près de 3 milliards et demi.

Il est nécessaire, pour comprendre l’organisation de la propagande de savoir quelles règles ont été imposées aux groupements agricoles, quand les crédits ont été répartis entre eux.

Les méthodes de travail et de surveillance ont été fixées dans un communiqué donné à la presse le 25 mars 1932 :

« Les subventions prélevées sur le crédit de 20.000.000 ouvert par la loi, seront réservées aux seuls groupements professionnels poursuivant sur l’ensemble du territoire soit avec la collaboration des groupements régionaux, soit directement, des buts d’intérêt général. Ces subventions ne seront accordées que sur présentation de programmes concrets, accompagnés de devis estimatifs : l’emploi des fonds sera contrôlé par les services du Ministère de l’Agriculture et justifié conforme aux règles de la comptabilité publique.

« Les demandes présentées seront soumises, en premier lieu, à un Comité technique d’experts spécialisés dans le commerce des diverses branches de la production animale ou végétale et de coordination, et enfin, pour la répartition des crédits, à la commission plénière ».

La répartition du crédit de 20 millions ouvert par la loi du 29 décembre 1931, après de multiples réunions de Commissions, a été établi provisoirement en juillet 1932, puis achevé à la fin de décembre, comme suit ! :

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