‹ Le marché; comédie en trois actesChapitre 9 sur 56 · GASTON GERMAINE · texte numérisé non relu

GASTON GERMAINE

GASTON

Hourrahl... Viens que je t'embrasse, ma Maine!... [Elle s'agenouille devant la chaisr longue et embrasse Gaston à plrine bouche). Aïe!... Prends garde!... Tu me tires les cheveux...

GERMAINE

Oh I mon chéri, je l'ai fait mal?... Mal à tes beaux cheveux?... Tiens, tu as les yeux fatigués!... Mon pauvre loup, je suis sûre que tu n'as pas pu te rendormir ce matin,

quand ta Maine a été partie !... Tu devais avoir froid tout seul dans le grand dodo !..,

GASTON

Oui... froid au cœur.

Oh! mais c'est joli ce que vous dites-là à votre femme !... Tenez!... Voilà votre salaire, Monsieur! [EUp Vembrasse.)

VIGNOLIS

Franchement, mes amis, après six ans de mariage, vous pourriez, devant un célibataire, adopter un maintien moins parfaitement idiot.

GERMAINE

Il faut nous excuser, mon petit Vignolis, c'est que nous vous considérons tellement comme... comme...

VIGNOLIS

Comme quelque chose d'intermédiaire entre votre chien et votre table à ouvrage!... Très flatté!... Enfin, je suis heureux de voir que vous avez toujours le sourire...

GERMAINE, SB relevant.

Seulement il est parfois un peu amer...

GASTON

Songe quelle épine elle nous tire du pied !

GERMAINE, à VignoUs.

Ah ! vous êtes au courant?

VIGNOLIS

Oui, Gaston m'a raconté votre démarche... Mais, mes pauvres enfants, n'est-ce pas reculer pour mieux... sauter? A quoi ce délai vous avancera-t-il ?

GERMAINE, ardemmen l .

A quoi?... Avant l'échéance toutes les dettes seront réglées et Gaston sera devenu, avec d'énormes bénéfices annuels, secrétaire général de la Nouvelle Croisade,

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