‹ Le marche de SaintPierre melodrame en cinq actesChapitre 31 sur 52 · SCENE rv · texte numérisé non relu

SCENE rv

ELÉONORE , LA’ REBELrÈRE.

LA reeklière, accourant à elle et l'embrassant.

Ma chère Eléonore. ( L'examinant .) Oh! mais laissez-moi donc tous regarder... rous faire compliment !... En vérité, jamais je ne tous ai vue ni plus fraîche ni plus rose : il parait que l’air de cette hahitatfon tous est tout-à-fait favorable?*

ÉLÉONORB.

Oui, en effet..: je m’y trouve on ne peut mieux.

( A part. ) Je suis prèle à défaillir.

LA REBELIÊRE. *

Combien je me réjonis maintenant d’avoir cédé à votre fantaisie ! c’était une prévision, une inspiration de votre pari! et M u « Hébert f

élkonore.

Elle est très-bien aussi, monsieur. ( A ellemême. ) O mon Dieu ! Donatien qu’elle va amener l

LA REBELIÊRE.

Eh ! mais vous voilà tonte agitée de mon retour. . . Savez-vous, chèrecnfant, que votre émotion me gagne? Vous ne m’avez pas habitué à une pareille marque <fe tendresse!

ÉLÉONORE

C’est qu'aussi, monsieur, quand vous devez revenir... vous n’avez pas l’habitude d’annoncer le contraire.

LA REBELIÊRE.

Ah !... oui... une lettre-de moi, que vous avez reçue il y a quelques instans peut-être!... Je vous dois une explication. A peine l’avais-jc écrite et expédiée, que les officiers de marine qui devaient être mes hôtes au moins pour quinze jours ont reçu l’ordre de remonter à bord. Vous comprenez avec quel empressement j’ai profité de ma délivrance! il s’agissait de vous revoir ; un quart d’heure après, j’étais en route. •

ELÉONORE

Vous êtes bien bon.

LA REBELIÊRE.

Je m’en voulais ; je souffrais de vous laisser si long-temps ici toute seule

ÉLÉONORK. *

Je ne m’y suis point ennuyée. *

LA REBELIÊRE.

Vous, qui détestez la solitude?

ÉLÉONORE

Je l'aime maintenant.

LA REBELIÊRE.

Ab!... El pendant ces six semaines personne n'est venu vous rendrp visite ?

ELÉONORE

Personne.

LA REBELIÊRE.

Et vous vous y plaisez ! voilà qui est singulier; moi qui venais pour vous ramener tout de suite à la Rebclière !... Mais si vous vous trouvez si bien je 6uis capable, pour vous complaire, de m’y enterrer quinze jours avec vous.

ÉLÉONORB.

Oh! non, non, monsieur ; il faut partir dès demain.

LA REBELIÊRE.

Pourquoi donc ?

ÉLÉONORK.

Je neveux rien changer à vos intentions.

LA REBELIÊRE, la regardant étonné.

Oh! mais, nia burine amie, il parait que l'air pur de ces montagnes n’a pas agi seulement sur votre santé ?

ÉLionoàx.

Que voulez-vous dire ?

LA REBEi.iËnE. avec un peu d'ironie.

Qu’il a fait des miracles, car il a changé aussi votre caractère. Jamais je ne vous vis si soumise et si docile aux moindres de mes désirs. Ah! je vous renverrai ici l’an prochain. ( A pan. ) U s’est passé quelque chose, je le saurai.

éléonore, à part, écoutant.

Oh! mon Dieu, je crois les entendre. {Haut. ) Vous devez avoir besoin de repos, après une si longue route... Et moi qui ne vous offrais pas de passer dans votre chambre!

LA REBELIÊRE ,

Oh! je ne suis pas fatigué le moins du monde; une soixantaine de mille livres en valeur... mon manteau... dont je veux me débarrasser... Je suis à vous dans l’instant.

Il fait aigue i plutirur* qui attendrai ira ordrea

de le suivre et il entre avec eux Ha ni le cabinet, dont là porte reale ouverte.

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