‹ Le Marché du Vin à ParisChapitre 17 sur 27 · FRE · texte numérisé non relu

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quer une tendance assez juste du mouvement saisonnier. Aussi, nous avons calculé sur les résultats mensuels, ce mouvement d'octobre 1920 à septembre 1933, soit surune période de 13 ans. Nous obtenons comme total et tTomme moyenne mensuelle les résultats qui se trouvent dans le tableau V. La moyenne générale étant de 262, nous obtenons le mouvement saisonnier par différence.

Nous pouvons constater qu’il se boit le plus de vin pendant les saisons tempérées : le froid et le chaud restreignent la consommation : le froid parce que l’on boit moins, le chaud parce que le consommateur se reporte sur un succédané du vin, et en particulier sur la bière. Notons aussi que les grandes chaleurs correspondent avec la période des vacances et des départs vers la province, ce qui est un autre facteur du manque de . consommateurs pendant l'été. La reprise de la consommation a lieu en octobre.

Section III La consommation et le cycle

Si nous regardons les statistiques de la «consommation taxée » de la région parisienne, nous avons le tableau suivant ( en milliers d’hectolitres).

Nous assistons à un mouvement de hausse de 1919-20 à 1925-26 (l’année 1926 ayant le plus de mois 9 sur 12), une baisse en 1926-27 , puis une reprise jusqu’en 1929-30 et un mouvement de baisse depuis.

Si nous comparions ce schéma à la courbe de l’indice pondéré des prix de détail à Paris (13 art.) nous constaterions une grande similitude : hausse de 1921 à novembre 1926; baisse jusqu’en novembre 1927; hausse se terminant en janvier 1931, baisse depuis.

La consommation semble varier en sens direct avec le cycle. Mais les récoltes de 1926 et de 1930 sont peu importantes, ce qui peut expliquer la baisse de la consommation en 1926-27 et en 1930-31. Le cycle, en particulier le chômage, a une influence certaine sur la consommation, mais cette influence ne ressort pas nettement, puisque les quantités récoltées, et par conséquent les prix ont, elles aussi, leur action.

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