PRÉFACE
Le XIX° siècle, qui est celui des valeurs mobilières et celui de l’anonymat,-oceupe dans l’histoire économique de notre pays, une place prépondérante. Et nulle époque, plus que le Sécond Empire, ne fut alors féconde en réalisations : il semble que de 1815 à 1848 on n'ait fait qu'émettre des idées et prendre contact avec la réalité. C’est pourquoi nous avons essayé d’esquisser brièvement la physionomie du marché financier de Paris de 1832 à 1870. Nous nous sommes aperçu, à mesure que nous avancions dans notre travail, de ses “imperfections, de ses lacunes. Devant l’ampleur du sujet nous nous sommes restreint volontairement aux faits principaux, en écartant dans la mesure où il nous a paru possible de le faire, les discussions doctrinales, si nombreuses à cette époque où toutes les idées nouvelles suscitaient d’ardentes controverses. Rarement en effet, le public se passionna davantage pour les questions économiques et bancaires. Notre chapitre sur la Bourse, plus spécialement, demanderait de plus vastes développements : il pourrait à lui seul faire le sujet d’un livre entier.
Il LE MARCHÉ FINANCIER DE PARIS
Qu'il nous soit permis de remercier ici tous ceux qui nous ont encouragé et aidé dans notre travail, et plus particulièrement M. J. Justin, chef du contentieux de la Chambre Syndicale des Agents de Change, le Colonel Justin à qui est confiée la garde des archives de l’Association Nationale des Porteurs français de Valeurs Mobilières, enfin M. Alfred Péreire, qui a mis à notre disposition, avec une bonne grâce parfaite, les ressources de sa bibliothèque.