‹ Le marché financier en 1900-1901Chapitre 104 sur 132 · au total · texte numérisé non relu

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A la Chambre des Communes, Sir Michael Hicks-Beach, chancelier de l'Échiquier, a proposé le 11 juin de modifier comme suit les droits sur les sucres fixés dans le projet du budget :

Au lieu de 2 shillings par 50 kilos (112 livres anglaises) sur les mélasses et substances similaires, on paierait sur les mélasses et sur toutes les substances extraites du sucre qui ne pourraient pas être soumises au polariscope, dans le cas où elles contiendraient : 1° Plus de 700/0 de matières sucrantes, 2 shillings 9 pence; 2° de 50 à 70 0/0, 2 shillings; 3° moins de 50 0/0, 1 shilling.

Au lieu de 1 shilling 8 pence sur toutes glucoses, on paierait, sur les glucoses solides, 2 shillings 9 pence, et, sur les glucoses liquides, 2 shillings.

L'orateur ajoute : Depuis l'entrée en vigueur des nouveaux droits, il a été constaté que ceux imposés sur les mélasses et la glucose n'étaient pas suffisants pour augmenter les recettes du Trésor ou favoriser les fabricants de sucre de la Grande-Bretagne. Parmi les produits extraits du sucre classés dans le budget avec les mélasses s'en trouvct-il quelques-uns provenant des sucres bruts de qualité supérieure; en conséquence, un droit unique de 2 shillings donnera aux producteurs étrangers de ces substances un avantage d'environ 9 pence par H 2 livres sur les mêmes substances produites dans ces pays. Depuis la môme date, on a importé de la glucose d'une richesse en sucre bien supérieure à celle importée précédemment et qui concurrence déloyalement les sucres.

Sir Henry Caniphcll Bannerniann a pris ensuite la parole, et dit qu'il faut examiner les modifications proposées et voir si elles tendent à la protection des ditïerentcs branches du commerce de la Grande- Bretagne.

La proposition du chancelier de l'Échiquier est ensuite adoptée pour entrer en vigueur le 12 juin.

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