‹ Le marché financier en 1900-1901Chapitre 105 sur 132 · CAISSE CENTRALE DES ASSOCIATIONS · texte numérisé non relu

CAISSE CENTRALE DES ASSOCIATIONS

La Caisse centrale, fondée en 1895, pour faciliter le crédit aux unions formées par les associations et dont le capital a été porté successivement de 5 millions en 1895 à 20 millions en 1896, à 40 millions en 1898 et à 50 millions en 1899, a obtenu dans l'exercice 1900-1901 un bénéfice brut de 2 millions 530.136 mark soit 5.06 0/0 sur le capital. Les frais d'administration se sont élevés à 225.610 mark, soit 0,45 0/0. Le bénéfice net est de 2.304.526 mark égal 4,61 0/0 sur lesquels 3 0/0 ou 1.500.000 mark sont versés à la Caisse de l'Etat et 1,61 0/0 ou 804.526 mark sont portés à la réserve qui s'élève ainsi à 1.221.000 mark. Dans les cinq années précédentes la réserve avait reçu en tout une dotation de 516.000 mark. Pour l'exercice précédent, le bénéfice sur le capital avait été seulement de 1,22 0/0 et il y a deux ans seulement de 0,49 0/0. L'amélioration provient surtout de ce que le portefeuille titres qui se compose de titres 3 et 3 1/2 0/0 de l'Empire et de la Prusse, d'obligations 3 1/2 et 4 0/0 Provinciales et Communales, donne un bénéfice de 211.000 mark, alors qu'en 1899 il y avait eu une perte de 1.302.000 mark.

Mouvement total des comptes 4.010 millions 3 361 millions

Effets escomptés 29.019 22.150

Leur valeur 128,7 millions 74,8 millions

La Caisse centrale a escompté 78 millions de mark d'effets présentés par les Associations en 1900. Elle n'a plus réescompté à la Banque de l'Empire ; elle a avancé sur nantissement seulement 14 millions contre 22 millions.

Elle est en relations avec 51 unions d'associations, 6 caisses rurales, 4 institutions provinciales, 281 caisses d'épargne et caisses communales, 117 personnes ou firmes.

La caisse a prélevé 3 1/2 0/0 sur les débits on comptes cou-

rants et bonifié 3 0/0, bien que l'escompte de la Reichsbank ait été de 5,10 0/Oet Tescompte hors banque de 4,15. Grâce au capital fourni par rEtat,elle a pu fournir du crédit à bien meilleur marché qu'on ne pouvait l'obtenir partout ailleurs. Le rapport de l'institution insiste beaucoup sur le caractère temporaire et non permanent de facilités qu'elle est appelée à accorder à ceux qui se servent d'elle.

Chine. — Les chemins de fer en Chine,

Le tableau des concessions accordées aux étrangers par la Chine n'a jamais été publié de façon complète. Lb voici d'après les informations les plus récentes :

Lignes exploitées actuellement. — 1° Ligne de Shanghaï à Wo-Sung, construite en 1876, détruite peu après et rétablie en 1898. Longueur : 18 kilomètres ;

2° Ligne de Kai-Ping au Pé-Tan, de Tien-Tsin jusqu'à 60 kilomètres au nord de la grande Muraille par Chan-Haï-Ouan avec raccordement sur Pékin.

Longueur de Chan-Ha-Ouan à Tien-Tsin : 289 kilomètres ; de Tien-Tsin à Pékin : 135 kilomètres; nord de Pékin : 65 kilomètres. Total : 480 kilomètres. Cette ligne fut construite sur l'ordre de Li Hung Chang après 1870.

Lignes concédées depuis 1897. — (En construction ou à l'état de projet). — Russie. Ligne projetée (par Tsitsikhar, Kirin, VladiSvostok avec embranchements sur Port-Arthur et Niou- Chouang). Longueur de la région transbaïkalienne à Vladivostok : 1.425 kilomètres; embranchement vers Port- Arthur, longueur : 800 kilomètres.

Ces lignes sont toutes entières entre les mains des Russes; elles sont le plus court chemin entre l'Europe et l'Extrême- Orient. Commencées en 1897, elles seront peut-être terminées en 1904-1905. (Le réseau russe sera relié au réseau chinois par la ligne de Chan-Haï-Ouan à Niou-Chouang avec embranchement ^^r Sin-Minting, près de Moukden).

Allemagne. — Ligne triangulaire de Kiao-Tchéou à Tsi-Nan à Yen-Tchéou, et de Yen-Tchéou à Kiao-Tchéou. Longueur : 1.000 kilomètres. Voie la plus courte menant de la section navigable du fleuve Jaune à la mer. L'emprunt a été souscrit à Berlin au mois de juin 1899.

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