‹ Le marché financier en 1900-1901Chapitre 30 sur 132 · FERS · texte numérisé non relu

FERS

Hails 609 621 ■+■ 12

Pei's marchands et spéciaux. 736.386 680.735 — 55.651

Tôles..., ..* 96.861 63.956 — 32.905

N--MKigr.- - I. ■■■ ■■ 1^ ■ I. ■■ -I I * ■ I I ■ ■ ■ ■

Totaux 833.856 745.312 — 88.544

ACIÉRê LAMiNÉâ.

Hàils 255.666 295.915 + 40.249

Aciers marchands et profilés. 705.304 667.171 — 38.133

Tôles , 278 690 301.651 + 22.961

Totaux 1.239.660 1.264.737 + 25 077

En résumé, la production de la fonte a augmenté de 4,6 0/0, celle dû fer a diminué de 10 0/0, celle des lingots d'acier a augmenté de 8,3 0/0 et celle des aciers laminés de 2 0/0 ; de plus, il est à noter que le département de Meurthe-et-Moselle seul a produit 1.181.403 tonnes de fontes dWfinagè et

394.809 tonnes de fontes de ffiôulage êfi lê99, Contre 1.240.948 tonnes et 428.258 tonnes en 1900, et que la production de lingots Bêssétner et Siemens- Martin a passé de 1.499.026 tonnes à 1.624.048 tonnes en augmentation de 125.022 tonnes dans l'année.

V Ancre fait au sujet de la statistique dé la production sidérurgique les remarques suivantes :

Parmi les départements ayant notamment contribué à l'augmentation de la production des fontes vient naturellement celui de Meurthe-et-Moselle avec 92.994 tonnes, celui des Bouches-du-Rhône pour 10.244 tonnes et le Pas-de-Calais pour 7.000 tonnes.

Les autres départements n'ont pas sensiblement modifié leur production, à l'exception du Gard, qui perd 6.000 tonnes, et là Loire-Inférieure, 6.500 tonnes.

Les départetnents où la production de l'acier brUt est en augmentation sont : l'Allier, 20.000 tonnes ; les Ardennes, 9.000 tonnes ; la Loire-Inférieure, 8.500 tonnes ; la Haute-Marne, 5.000 tonnes ; la Meurthe-et-Moselle, 18.000 tonnes ; la Nièvre, 5.000 tonnes ; le Nord, 65.000 tonnes, et le Pas-de- Calais, 7.500 tonnes. Par contre, sont en déficit les départements de la Loire, 15.000 tonnes, et de l'Oise, 3.000 tonnes.

Il y a bien peu de départeinents qui marquent un progrès dans la production du fer, encore les augmentations ne dépassent-elles pas plus de 2.000 tofiùèe; mais, au Contraire, ceux qui marquent une dépression sont nombreux : l'Allier, 6.000 tonnes ; Ardennes, 12.000 tonnes ;le Jura, 10.000 t. ; la Loire, 6.Ô0O tonnes ; la Haute-Marne, 8.000 totinès ; Meuthe-et-Moselle, 6.000 tonnes ; le Nord, 27.000 tonnes ; l'Oise, 8.000 tonnes ; la Seine ellemême est en perte de 2.500 tonnes, et la perte totale est de 88.544 tonnes.

L'augmentation de la production des aciers ouvrés est de 25.077 tonnes et parnii les départements ayant contribué à cette augmentation il faut citer en première ligne le Nord et l'Allier, le premier pour 25.000 tonnes et le second pour 17.000 tonnes ; viennent ensuite le Doubs, 4.000 tonnes ; les Landes, S.OOO tonnes ; la Loire-Inférieure, 5.000 tonnes; la Meuse, 4*000 tonnes; la Nièvre, 3.000 tonnes ; le Pas-de-Calais, 8.000 tonnes et la Seine-Inférieure 2.000 tonnes.

L'augmentation se trouve largement diminuée par le déficit des départements suivants : Meurthe-et-Moselle, 41.000 tonnes ; Haute-Marne, 2.000 t. En résumé, la France en 1900 a produit 54.033 tonnes de fontes de moulage. Les statistiques sont muettes sur leur emploi.

U n'ëfi est pas de même pour la fonte d'affinage. Les 2.159.461 tonnes produites en 1900 ont été employées partie en lingots d'acier, 1.624.048 tonnes partie à la production dès fers marchands et tôles en fer*, 484.748 tonnes, soit au total è.108.796 tonnes.

Il est à noter que là production totale de fer s'est élevée à 755.312 tonnes, mais que, sur ce chiffre, 260.564 tonnes provenaient de réchauffage de vieux fers et de riblons.

Les 1.624.048 tonnes d'aciers bruts ont servi à produire 1-264.737 tonnes d'aciers ouvrés, dont 295.915 tonnes de rails, 667 tonnes d'aciers marchands

et 301.651 tonnes de tôles. Faisons remarquer cependant que , sur ces marchands et tôles, 9.597 tonnes ont été obtenues par réchaulfage de vieil acier.

Enfin, pour terminer, disons que la Meurthe-et-Moselle, indiquée comme ayant produit 572.120 tonnes de lingots d'acier, n'a utilisé ces lingos que dans la proportion de 252.657 tonnes de laminés, dont 84.302 tonnes de rails, 140.409 tonnes d'aciers marchands et 27.946 tonnes de tôles, production en diminution de 41.000 tonnes sur 1899.

Le Nord, au contraire, qui a produit 274.050 tonnes d'acier brut, en a laminé 266.763 tonnes, dont 74.000 tonnes de rails, 92.500 tonnes, d'aciers marchands et 100.263 tonnes de tôles, en augmentation de 25.000 tonnes sur Tannée précédente.

Si Ton compare la production journalière au P"" janvier 1900 et au l®*" janvier 1901, on constate les différences suivantes :

1"" janvier 1900 1" janvier 1900

Est

Nord

Divers

Totaux —

Cependant VEcho des Mines, à qui nous empruntons les chiffres ci-dessus, fait remarquer que la différence n'est pas aussi grande, car dans ce tableau on a ajouté quelques usines dont les résultats n'avaient pas été connus au l^"" janvier 1900. Mais comme ces lacunes ne concernaient pas des firmes très importantes on peut conclure en toute sécurité que l'augmentation quotidienne est de 250 tonnes environ.

Cette production journalière se décompose ainsi :

Fonte d'affinage

— de moulage

— Thomas

Totaux 114 8.770

D'après lEcho des Mines le nombre des hauts-fourneaux à feu

Hauts fourneaux

Production j ournaliere Tonnes.

au l®' janvier 1901 est de 114 pour la France entière et 40 sont bouchés ou hors feu (1).

(1) Tableau des hauts-fourneaux à feu et hors feu en France au 1er j^nvier 1901 avec la production par vingt-quatre heures {Echo des Mines).

Région de l'Est

Hauts-fourneaux Nature de la fonte.

à hors Aftinage

Usines existants feu feu et spécial^^ Moulage Thomas

Soc. des aciéries de Longwy. 7 7 — — — 7 — 550

Soc. métallurgique de Gorcy.. 2 2 — 2— 100 — -^

Gustave Raty et Gie 4 3 1 1 — 100 2 — 108 —

Soc. métallurgique de Senelle-

Maubeuge 3 2 1 — 2 — 160 —

Aciéries de Micheville 5 5 — — — 5 — 630

F. de Saintignon et Oie, à

Longwy 4 4 — 1 — 70 3 - 220 —

Société métallurgique d'Au-

brives et Villerupt 2 2 — — 2 — 150 —

Société Lorraine industrielle à

Hussigny 2 2 — 1 - 125 1 — 90 —

Société des hauts-fourneaux de

laChiers 2 2 - 1 — 125 1 — 80 —

Société des forges et hautsfourneaux de Villerupt-La-

valDieu 3 2 1 1 — 100 1 — 80 —

Société des forges de la Providence à Rehon 3 2 1 2 — 150 — —

Société du Nord et de l'Est, à

Jarville 5 3 2 2 — 185 — 1—80

Société de Vezin-Aulnoye, à

Pont-Fleuri 32 11 — 100 — 1—80

— à Homécourt 2 — 2 — — —

GhàtlUon-Commentry : Neuves-Maisons 3 3 — 1 — 130 2 — 180 —

Liverdun 2— 2 — — —

Fould-Dupont, à Pompey 122 — — 2 — 30

Soc. deMontataire, àFrouard. 4 3 1 i — 100 — 2 — 160 Société anonyme des hautsfourneaux et fonderies de

Pont-à-Mousson.... 5 5 — — 5 — 300 —

Soc. de Wendel et Gie 651 — — 5 — 600

Forges de Champagne 4 4 — 2— 80 2— 55 —

Fonderies de Brousseval 22— — 2 — 16 —

Gapitain Gény,et Gie 11— — 1—8 —

Buffe-Danelle (Ghatelier) 11— — 1—5 —

De Beurges (forges de Manois). 2111—4 — —

Totaux 81 65 16~Ï7 —1349 25 —1524" 23 —2500

Production totale T. 5,373

g^d LE MARCHÉ FINANCIER EN 1900

Les cinq premières usines françaises productrices de fonte sont :

Production du jour tonnes

Micheville . , • . , . 630

De Wendel , aOO

Lonwgy ,»........,... 550

Denain-Anzin , 540

Le Creusot ,, 320

RÉGION DU Nord

Outreau(G. RobertetCie).... 3 2 I 2 — 120 — —

Aciéries de France 3 2 1'— — 2 — 250

Denain-Anzin 6 6 — 3 — 270 — 3 — 270

Hauts-fourneaux Maubeuge. .. 2 1 II — 100 — ' —

Hauts-fourneaux Sambre 2111— 75 — —

Vezin-Aulnoye 2 1 1 1 — UO — —

Société des forges delà Providence, à Hautmont 2 1 11 — 180 — —

Totaux 20 14 ' 6" 9 — 855 --■ ' ' 5 ' 520

Production totale ,. T. 1,375

Région du Centre, du Sud et de l^Ouest

Aciéries de la Marine (Boucau). 3 3 — 21/2175 1/2— 30 —

Alais : Bessèges 7 5 2 4 ^ J60 1 ^ 35 —

Ariège Soc. métallurgique 33 — 1— 40 — 2-^

Chasse hauts-fourneaux 2 2 — 2 — 100 — —r

Châtillon-Gommentry. , 2111— 50 -r- —

Gommentry -Fourchambault :

Montluçon 2121— 40 — —

Decazeville 2 1 1 — 1— 70 —

Firminy (Aciéries de). . ,, li i__60 — —

Forges d'Andincourt (Valay). 2 1 1 — 1—40 —

Gaz. et h.-fourn. Marseille... 2 2 — 1 — 6Q J — 6Q =r^

Gourju Alphonse (au bois) l l . 1 6() — .

Soc. Horme-Buire(Le Pouzin). 4 2 2 1 — 60 1 — 130 ^

Mazières 211 — i^eO-rr

Périgord(Soc. métall. du).... 2 2 — ^ 2 — IQO .^

Pauillac (Hauts-fourn. de)... 2 — 2 -r- — -rr

Pinat (Gh.) et Cie (Allevard).. 1 1 — — 1 ^ 22 —

Prenat Larochette 2 1 1 — 1— 50 —

Rosières (Société) 2 1 1 — 1^ 20 —

Saut du Tarn,.... ,,..... 1 — l °

Le Creusot 5 4 1 1 gQ 3 -, 24Q

Schneider. ^ ,.

Cettç 2 — 2

Trignac...., ^ 2 1 1 — 115 1 ^ IIQ —

Totaux 53 35 18 171/21000 Ul/Zm §--295

Production totale...... T. 2,022

Totaux génlri^uj 154 114 40 8,770

L'année 1901 verra se produire bien des niodifications dans les usines à fonte. Des hauts-fourneaux de 200 tonnes comme ceux du Creuzot, à Cette^ et de 150 tonnes comme ceux de Vezin-Aulnoye à Home court seront mis à feu et constitueront de véritables modèles du genre. Les moteurs à gaz de hautfourneau y actionneront des dynamos qui, distribuant le courant dans toute Tusine, assureront la marche automatique de tous les appareils. Ceci se fait déjà à l'usine Robert à Outreau. En Allemagne il y a plus de 40.000 chevaux fournis par des moteurs à gaz de hauts-fourneaux.

Nous allons maintenant examiner le mouvement commercial de la France pour les produits sidérurgiques pendant les années 1900 et 1899. Les chiffres que nous donnerons montrent clairement que la métallurgie française est très sérieusement concurrencée sur le marché national pour l'industrie étrangère, et qu'elle a perdu une partie de ses débouchés à l'étranger. Pour l'année 1900 il n'y a rien là d'inquié tant, les industries sidérurgiques n'ayant pas pu satisfaire toutes les demandes qui leur étaient adressées. Mais pour l'avenir il faudra compter avec des concurrents qui se sont déj à implantés d^îis notre pays et qui seront très difficiles à éloigner, en raison des conditions très avantageuses qu'ils offrent à leur clientèle.

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