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Il faut ajouter à cette liste : la Compagnie des Tramways de l'Est-Parisien, introduite sur le marché le 23 avril, 'autrefois Compagnie de Saint Maur-lesFossés et Extensions, qui a porté son capital à 36 millions après avoir absorbé le tramway de Paris à Romainville et celui du Raincy à Monttermeil ; puis la Compagnie des Tramways Mécaniques des Environs de Paris ou Ouest-Parisien, son capital est de 24 millions; la Compagnie des Tramways Electriques de la Rive Gauche de Paris, avec un capital de 12 millions.
fisant. Les accumulateurs sont trop délicats et ils augmentent dans une trop forte mesure le poids mort de la voiture :
Nous avons indiqué Tannée dernière comment étaient constituées les grandes sociétés et leurs filiales. Nous empruntons au Moniteur des Tirages Financiers la liste suivante des compagnies dont les titres sont cotées à la Bourse de Paris, tant au parquet qu'en coulisse. (Voir le tableau ci-contre.)
L'édifice constitué par cet assemblage de sociétés est fragile parce que toute la masse de parts bénéficiaires et d'actions qui a été créée depuis deux ans n'a pas été complètement écoulée dans le public. Les sociétés mères en gardent encore la majeure partie et c'est ce qui les met dans une si mauvaise situation, notamment pour la Compagnie générale de Traction. Elles sont forcées de conserver ces titres, d'abord pour avoir toujours la haute direction des filiales et de plus si tout le stock de ces titres venait à être lancé sur le marché, il y aurait une nouvelle débâcle bien plus forte que celle que nous avons constatée depuis juin 1900.
Le cadre de cette courte étude ne nous permet pas de passer en revue toutes les sociétés mères et d'indiquer quel sort est réservé à leurs filiales. Actuellement on ne peut pas connaître exactement ce que coûte l'exploitation de ces tramways. Il y a eu des Compagnies qui ont commencé le service sans que leurs usines productrices d'électricité fussent achevées. Elles ont donc dû acheter le courant là où elles ont pu le trouver et elles ont du passer par les conditions qu'on leur imposait. Ces premiers mois d'exploitation ne sont pas comparables à ceux qui suivirent, lorsque les usines commencèrent à fonctionner. Autre considération : Les lignes qui ont pu être ouvertes pendant l'Exposition ont eu de suite à assurer un service très chargé. Depuis le 15 novembre dernier, on a dû modifier tout ce service, parce que les voitures auraient roulé à vide. De plus il faut distinguer dans les dépenses la part qui revient à la Compagnie ou aux entrepreneurs. Ainsi l'entrepreneur qui a construit une hgne a pu s engager à y faire gratuitement certaines réparations pendant les premières années. Il faudrait savoir quelles sont ces réparations, et surtout si, comme cela est arrivé, l'entrepreneur n'est pas en faillite et s'il peut exécuter complètement le contrat. Enfin il reste la question du matériel. Dans ce mouvement exagéré de construction que nous avons constaté depuis deux ans, est-il certain que les Compagnies aient reçu un matériel irréprochable
368 LE MARCHÉ l INANCIER EN 1900
On a peut-être accepté trop rapidement un matériel dont on avait un besoin pressant, car il ne faut pas oublier que, pour éviter la dégringolade complète des titres, il fallait absolument ouvrir les lignes et commencer le service n'importe comment.
Toutes ces raisons font qu'il est difficile de connaître et d'indiquer exactement quelle est la situation des Compagnies de tramways ; on ne peut pas se rapporter aux cours des actions car il y a des valeurs, comme par exemple le Métropolitain, qui sont poussées trop loin et qui néanmoins ont devant elle un certain avenir. Nous ne voulons pas trop insister sur les malheurs de la Compagnie générale de traction et de ses filiales comme VEst Parisien, V Ouest Parisien et les Tramways de la Rive gauche. Ces compagnies exploitent des lignes à plots et savent ce que cela leur coûte. Leurs titres sont retombés bien bas et ils donnent un exemple trop frappant de ce que la spéculation a fait depuis le jour oii ces valeurs furent « introduites ».
La Compagnie française Thomson Houston se présente en meilleure posture, surtout depuis que la fusion avec les Omnibus apparaît comme possible. Ses deux filiales à Paris : le Nogentais et le Parisienne générale de Tramumys [Tramways Sud) paraissent avoir un réseau productif surtout en ce qui concerne les Tramways Sud. Quant aux entreprises de province,elles suivent l'exemple qui leur est donné par le capitale, et la plupart sont encore en déficit.
La Ville de Paris a supprimé les droits d'octroi sur les boissons hygiéniques à partir du 1-'' janvier 1901. Le Conseil municipal aurait pu simplement réduire les taxes comme le lui permettait la loi du 29 décembre 1897. Il a préféré le dégrèvement total, espérant par là faire bénéficier plus largement la population, car les intermédiaires auraient pu atténuer dans une certaine mesure l'effet de la réduction des taxes.
La nouvelle législation de l'octroi de Paris a été mise en vigueur en même temps que la loi du 29 décembre 1900 (concernant les boissons) que nous avons examinée plus haut. Avant de passer à l'étude des taxes de remplacement, il convient d'indiquer quels seront les effets des nouveaux tarifs applicables aux boissons introduites dans Paris.
Les droits perçus sur les boissons à Paris se trouvent modifiés dans les proportions suivantes :