‹ Le marché financier en 1900-1901Chapitre 71 sur 132 · IX. Ministère de la Défense nationale · texte numérisé non relu

IX. Ministère de la Défense nationale

Ensemble 43.811901 —18.276.861

Le bilan du budget ordinaire présente :

Couronnes

Aux recettes , 1.012.770.396

Aux dépenses 970.496.503

D'où un excédent de 42.273.893

Bilan général.

Comparativement Budp:et au budget

de 1901. do 1900.

Couronnes.

Dépenses ordinaires 970.496,503 + 12.86J.523

— transitoires. 30.771.834 — 17.501.304

Investitions 55.278 080 + 1.051.125

Ensemble 1.056.546.417 — 3.589.636

Recettes ordinaires 1.012.770.396 -f- 14.575.754

Recettes extraordinaires 43.811.901 — 18.276.861

Ensemble 1.056 582.297 — 3.701.107

Total des recettes 1.056.582.297 — 3.701.107

Total des dépenses 1.056.546.417 — 3.589.656

■ il , I I I.. ■- . I I m^

Excédent 35.880 — 111.451

En présentant le projet de budget à la Chambre, M. deLukàcs a donné une série d'intéressantes explications que nous résumons succinctement.

On se rappelle que le budget de 1899 soldait avec un léger excédent : 51 .457 florins (en iSOS : 48.721 florins). Dans le cours de Tannée et, pourrait-on dire, conformément aux précédents, les dépenses furent majorées par suite de divers votes du Parlement, de sorte qu'elles dépassèrent de 13.242.000 florins (en 1898 : 11.730.000 florins) les recettes prévues. Malgré cet accroissement fort sensible, les recettes réalisées ontsuffi, non seulement pour faire face à toutes les dépenses, mais môme pour laisser un bonus de 11.171.000 florins (en 1898: 15 millions Gl 8.000 florins). En d'autres termes, les recettes efl'ectives ont dépassé de 23.428.000 florins (en 1898 : 27.348.000 florins) les prévisions budgétaires.

Les plus-values que les recettes réalisées ont données, par rapport aux prévisions, ont porté sur les titres suivants : contributions directes, lG.700.000florins ; contributions indirectes : R. 32

502 LE MARCUÉ FINANCIER EN lOOO

11.585.000 florins ; l)éno(ice d'agio: 894.000 florins : timbre: 1.274.000 florins ; taxes judiciaires : 5.442.000 florins ; régie des tabacs : 2.328.000 florins; monopole du sel : 397.000 florins ; hauts-fourneaux : 54(3.000 florins ; recettes diverses de TEtat : 2.136.000 florins. En somme, il y a eu, dans certaines recettes près de 39 millions de florins en sus des prévisions budgétaires.

Le budget des dépenses. — Etant donné que les institutions gouvernementales de la Hongrie sont consolidées depuis déjà assez longtemps, et que les dépenses ordinaires de l'Etat suivent une progression normale, le buget de 1901 ne saurait présenter de grandes différences par rapport à celui de l'année 1900. Aux dépenses communes seulement, il y a un accroissement net de 2. 561.000 couronnes au budget ordinaire, et de 4 millions 180.000 couronnes au budget extraordinaire. Gela résulte des diverses résolutions prises par les Délégations et surtout, de l'élévation de la quote-part de la Hongrie dans les dépenses communes de la Monarchie.

Le service de la dette publique augmente de 1.510.000 couronnes; c'est une conséquence de l'émission de la rente-couronnes 3 1/2 p. 100 effectuée lan dernier. La plus-value de 225.000 couronnes, inscrite aux Emprunts à la charge des différents ministères, se rapporte aux sommes empruntées pour travaux de construction de bâtiments scolaires et autres.

V Administration intérieure de la Croatie -Slavonie présente une diminution insignifiante dont l'évaluation a été faite, non seulement pour l'année 1901, mais encore pour les exercices 1902 et 1903.

Au ministère de l'Intérieur, les dépenses augmentent de plus de 800.000 cour. Sur cette somme, 373.000 cour, reviennent à l'administration départementale, 130.000 couronnes à la gendarmerie, 70.000 couronnes à la préfecture de police de Buda-Pest, 121.000 couronnes à ladministration générale, etc.

Au département des Finances, les dépenses diminuent de 27 1/2 millions de couronnes, tandis que les recettes ne baissent que de 16.637.000 couronnes. Par rapport à l'exercice précédent, le bilan de ce ministère s'améliore donc de 10.867.000 couronnes. Les dépenses ont été réduites de 1.044.000 couronnes aux achats de monnaies et de métaux précieux, de 5.856.000 couronnes aux forges et usines de l'Etat, etc. Mais c'est aux dépenses transitoires que l'on remarque la diminution la plus forte : 21.451.000 couronnes, provenant de la suspension de la frappe de pièces de 5 couronnes et aussi

AÙTRÎCHË-aÔNGmE 503

de rextinction du crédit ouvert pour la participation de la Hongrie à rExposition universelle.

Au ministère du Commerce, Taugmentation des dépenses a surtout lieu aux services ci-après : routes, 189.000 coui*. ; enseignementprofessionnel et enseignement de lindustrie, 568.000 couronnes; postes, télégraphes et téléphones, 1.875.000 couronnes; chemins de fer de l'Etat, 5.214.000 couronnes, pour faire face à Textension projetée (050 km.) du réseau, àTaugmentationdu personnel et à Famélioration de sa situation matérielle, etc.

Au budget de r Agriculture, Taccroissement des dépenses s'élève à 2.128.000 couronnes. Sur cette somme, 91.000 consent absorbées par Tadministration des forêts domaniales ; 50.000 par les pépinières; 50.000 parles reboisements; 1.393.000 par le service vétérinaire ; 52i.000 par le service de l'élevage du bétail, etc. Les diverses branches de Fagriculture, de J horticulture, de la pomiculture, de Tarboriculture et les stations d'essai exigent un surplus de dépenses se montant à 538.000 couronnes.

L'Union centrale de crédit agricole, créée aux termes de la loi XXIII de 1898, et fonctionnant sous le contrôle du ministère de l'Agriculture, se développe d'une fa(M3n reuiarquable. Elle réunissait vers la fin de l'année 868 associations, comprenant plus de 166.000 membres, dont les comptes courants dépassent 17.720.000 couronnes.

Le budget des Cultes et de l'Instruction publique accuse une augmentation de 1.500.000 couronnes; 172.000 couronnes en reviennent à l'enseignement supérieur; 277.000 à l'enseignement secondaire, 139.000 aux écoles secondaires confessionnelles, municipales et autres subventionnées par l'Etat ; .560.000 à l'enseignement primaire (création de 200 nouvelles écoles élémentaires); 100.000 aux écoles primaires confessionnelles et autres; 95.000 aux écoles professionnelles; 117.000 aux musées et bibliothèques; 13-000 à l'Académie des sciences, etc.

Le département de la Justice voit ses crédits diminuer d'un peu plus de 1 million de couronnes; les dépenses transitoires et les investitions baissent de 1 million 1/2, tandis que les dépenses ordinaires augmentent de 500.000 couronnes.

Enfin le ministère de la Défense nationale présente une diminution de 1.173.500 couronnes.

Le budget des recettes. — Le projet de budget pour 1901 prévoit une moins-value de 3.701.000 couronnes aux recettes.

comparalivenient aux évaluations de rcxercice précédent. Ce n'est pas que les revenus ordinaires de l'Etat tendent à diminuer; ils attestent au contraire une augmentation progressive et constante. La diminution provient simplement de la réduction de la frappe de nouvelles monnaies.

Parmi les recettes augmentant sensiblement, il y a lieu de relever celles du ministèredes /finances, pour4. 097. OOOcouronnes. Dans certains chapitres du budget de ce département, l'accroissement est de beaucoup supérieur, mais, par suite de réductions opérées dans d'autres chapitres, il se ramène, tout compte fait, au chiffre que nous venons d'indiquer.

Aux impôts directs, l'augmentation prévue est de 4 millions 600.000 couronnes, dont 580.000 reviennent à l'impôt sur la propriété bâtie ; 1.000.000 à l'impôt des patentes; 1.000.000 à 1 impôt sur le revenu; 1.000.000 à l'impôt sur les transports; 20.000 à l'impôt sur les usines; 248.000 à l'impôt sur les entreprises et associations ; enfm 652.000 couronnes aux centimes additionnels de l'impôt sur le revenu.

Les contributions indirectes présentent une augmentation de 4 millions de couronnes, bien que la bière ait été dégrevée de 500.000 couronnes. Les sucres donneront 3.500.000 couronnes de plus quen 1900; la viande, 500.000 couronnes et les boissons, 500.000 couronnes également.

Le timbre et les taxes judiciaires accusent aussi des plus values appréciables : 903.0)0 et 783.030 couronnes respectivement, la régie des tabacs verra ses recettes s'accroître de 1.716.U03 couronnes, et le monopole du sel, de 341.000 couronnes.

Par contre, les recettes des forges et usines de l'Etat baissent de 7.451.000 couronnes.

Au département du Commerce^ il y a des plus-values aux postes et télégraphes : 3.300.000 couronnes ; h la caisse d'épargne postale: 274.000 couronnes ; aux\chemins de fer de l'Etat: 5.214.000 couronnes ; et à l'office des brevets : 149.000 couronnes.

Au ministère de l'Agriculture, les revenus des forêts domaniales augmentent de 372.000 couronnes, et ceux de l'élevage du bétail, de 474.000 couronnes.

D'autre part, un certain nombre de grands travaux publics ne sont pas prévus au budget. Ces travaux comprennent la construction de voies ferrées devant coûter 6,4 millions de couronnes ; le nouveau pont sur la ïisza, entre Szentes et Gson-

grad (2,6 millions) ; les docks deFiume (1,7 million) ; de nonveaux bâtiments pour le service postal et le service judiciaire dans diverses villes de province (3 millions) ; la construction d'un grand nombre de nouvelles écoles primaires (5 millions) ; l'augmentation de Toutillage des usines de l'Etat (3,5 millions) ; enfin, rédiflcation d'un nouvel hôtel pour le ministère des Finances. Tous ces travaux absorberont une somme de 28 à 29 millions de couronnes.

En y ajoutant les travaux publics inscrits au budget, on trouve que l'Etat hongrois affectera à ce but, dans le courant de l'exercice, un total de 75 à 76 millions de couronnes.

Tout comme en Autriche, les établissements de crédit de Hongrie ont donné des dividendes sensiblement égaux à ceux de l'exercice précédent. La Société du Crédit foncier du Royaume de Hongrie a réalisé 4.803.110,37 couronnes de bénéfices nets, contre 4.829.903,40 couronnes en 1899; son dividende reste à 25 couronnes par action. La Banque Hongroise d'escompte et de change distribue 24 couronnes par action, soit 6 0/0, contre 7 0/0 en 1899. La Banque commerciale hongroise de Pest donne 140 couronnes (14 0/0) contre 150 (15 0/0) en 1899. Son bénéfice net se chiffre par 6.471.834,69 couronnes contre 6.772.476,66 en 1899. La Bankverein distribue 10 couronnes par action ; de môme la Banque hongroise d'industrie et de commerce. La Banque générale hongroise de crédita réahsé 3.684.359,82 couronnes de bénéfices nets, contre 3.656.095,46 en 1899 ; elle distribue 36 couronnes par action.

La Caisse d'épargne générale distribue 36 couronnes (7,3 0/0) par action ; son bénéfice net atteint 385.895 couronnes ; le bénéfice net de la Caisse d'épargne centrale est de 1 million 536.773,95 couronnes ; elle distribue 80 couronnes par action. La Caisse d'épargne réunie de la capitale de Budapest distribue 124 couronnes par action avec 2.496.352,96 couronnes de bénéfices nets. La première Caisse d'épargne hongroise de Pest distribue 850 couronnes par action; ses bénéfices nets ont atteint 5.347.040 couronnes.

D'autre part, la Chambre de compensation de Buda-Pest vient de publier le compte rendu de ses opérations pendant l'année 1900. Les effets, chèques et mandats échangés entre clearers ont atteint un total de 632,58 millions de couronnes, en chiffres ronds, dont 204,52 millions en chèques. Comparativement à l'année précédente, les échanges accusent une très

506 LE MAH(.11É FTNANCTEH EN 1000

légère (limiiiutioii : 1,40 million. En moyenne, 37,96 0/0 des opérations ont ete réglées par compensation et 62,04 0/0 par chèques. Le chiffre hebdomadaire des transactions a oscillé entre 20,19 et 8,55 millions. De 1891 à 1900, le chiffre des compensations entre les douze maisons de banque, membres du Clearing-House hongrois, a ])assé de 214,43 à 032,58 millions de couronnes.

La discussion à la Chambre hongroise du budget du ministère du Commerce, (jui a été adopté à une grande majorité, a donné Toccasion à M. Hegedues de fournir quelques chiffres intéressants sur les efforts faits par le gouvernement en faveur de Tindustric.

Au cours de Tannée 1900, 46 fabriques nouvelles ont été créées, avec un capital social de 31 millions de couronnes. En deux ans, il a été fondé 66 établissements industriels disposant d'un capital de 64 millions de couronnes et donnant du travail à 13.700 ouvriers. Le ministre du Commerce a obtenu des autorités militaires appartenant à l'armée commune qu'une partie des fournitures soient livrées par des maisons hongroises et que les conditions des adjudicatione soient communiquées à l'avance à son département, afin de permettre au ministre de présenter ses observations et de modifier au besoin les dispositions préalablement adoptées dans l'intérêt de l'industrie magyare. C'est ainsi qu'en particuher les fabriques de drap ont déjà reçu d'importantes commandes.

M. Hegedues a insisté sur les efforts qu'il a tentés en vue de venir en aide à la petite industrie. Il a encouragé la constitution des syndicats industriels, dont le nombre s'élève aujourd'hui à 46, comptant 5.200 membres et disposant d'un crédit de 2.977.000 couronnes. L'Etat leur alloue des subventions se chiffrant en totalité par 174.000 couronnes. Ces crédits ne sont pas très importants, mais le ministre est d'avis qu'au lieu de retirer des Caisses de l'Etat certaines sommes pour les mettre à la disposition des petits industriels sous forme d'avances ou de secours, il est préférable de leur fournir gratuitement des machines. Si, au bout de trois ans, ils peuvent justifier de l'emploi constant des machines, elles leur sont cédées en toute propriété.

Le ministre du Commerce s'est également occupé des moyens de communication ; il a rappelé qu'il avait accordé, dans la mesure du possible, des tarifs de faveur au transport,

AUTRICJIE-UONGRIE 507

par voie ferrée, des produits agricoles et des articles de Findustrie hongroise. Le réseau des chemins de fer vicinaux se complète peu à peu, et la longueur des lignes s'augmente chaque année de plusieurs centaines de kilomètres. Des pourparlers sont engagés avec les différentes sociétés de navigation maritime (l'Adria, la Société du Levant, TUngaro-Croate, l'entreprise Schwartz) dans le but (raugmenter le trafic des marchandises et le mouvement des voyageurs par mer. Les négociations sont en bonne voie, et les traités auxquels elles aboutiront seront soumis sous peu à Tapprobation du Parlement. Enfm, la régularisation et la canalisation des cours d'eau est poursuivie d'après un plan systématique, et tous les travaux préparatoires sont achevés pour la création d'un port fluvial de commerce à Buda-Pest et d'un nouveau canal entre le Danube et la Theisz.

Ajoutons que le gouvernement hongrois accorde les avantages suivants aux industriels désireux d'établir en Hongrie des filatures de soie :

1° Concession gratuite du terrain nécessaire à la construction de l'établissement.

2° Exemption d'impôts pendant quinze ans.

3° Réduction des frais de transport et de douane sur l'importation des machines étrangères.

4*^ Pendant les dix premières années, subvention annuelle de 30.000 francs pour un tissage nécessitant l'emploi de 500 à 1.000 métiers, et de 40.000 francs pour un tissage de plus de 1.000 métiers.

D'après le « tableau des échanges commerciaux de la monarchie austro-hongroise pendant l'année 1900 », que vient de publier le service statistique du ministère autrichien du Commerce, les importations se sont montées à 1 milliard 683.500.000 couronnes, soit 74,6 millions de plus qu'en 1899, et les exportations à 1.911.900.000 couronnes, soit 50,3 millions de plus qu'en 1899. Tout compte fait, les exportations ont dépassé les importations de 228,4 millions de couronnes.

En ce qui concerne les quantités, on a enregistré 105,1 millions de quintaux pour les importations et 175,1 millions pour les exportations, soit un excédent de 69,9 milHons de quintaux en faveur des exportations.

Ce chiffre de 175 millions de quintaux pour les exportations est inférieur de 6 millions de quintaux à celui de l'année précédente. Cette diminution est due principalement à la diminution de l'exportation de la houille, conséquence de la grande grève du début de Tannée. Les neuf dixièmes de cette exportation ont été absorbés par FAllemagne.

Dans les chiffres ci-dessus ne sont pas comprises les entrées et sorties de métaux précieux.

Voici maintenant la nomenclature des principaux articles importés et exportés par la monarchie austro-hongroise pendant l'année 1900, avec en regard et entre parenthèses, la comparaison avec les chiffres de l'exercice 1899.

Importations.

(En millions de couronnes)

Coton 151,4 {+ 37,1)

Charbon, coke ot tourbe.. 108,6 (4- 22,6)

Laine, etc 99,3 (-22,5)

Denrées coloniales 53,6 (-f 5,8)

Tabac brut 53,0 (+ 3,0)

Lin, chanvre, jute, etc 52,9 (-f 8,3)

Machines et appareils 51,2 (-f 5,2)

Instruments de précision,

montres et quincaillerie. 47,6 (+ 2,0)

Soie 42,0 (— 6,4)

Fils de laine 39,6 (— 2,3)

Cuivre brut 36,1 (+ 6,3)

Graines — 35,5 (+ 6,0)

Blé 31,3 (— 0,6)

Soieries 31,1 (- 5,7)

OEufs 29,5 . (4- 2,2)

Vin 26,6 (- 6,2)

Papier et papeterie. . .... 26,4 {+ 2,8)

Lainages 25,1 (-f 1,0)

Bétail d'abatage 22,1 (— 0,9)

Riz 18.3 (— 3,8)

Fer brut, etc 11,5 ( - 2,7)

Fruits 10,6 (+ 1,7)

Graisses comestibles 5,0 ( — 5,0)

Huiles minérales 0,8 { — 4,9)

Exportations.

(En millions de couronnes)

Bois 252,3 (+ 19,7)

Sucre 178,4 (+ 5,3)

Charbon, coke et tourbe.. 92,1 (-f- 5,6)

AUTRTCnE-HOMGRIE 509

OEufs 90,0

Bétail d'abatage 62,5

Instruments, montres et

quiacallerie 61,7

Blé 58,6

Chevaux 56,9

Verre et verrerie 51,6

Malt 50,0

Lin, etc., fils et toiles de lin. 41,3

Boissons 41,6

Lainages 40,2

Vêtements confectionnés. 40,0

Peaux 37,9

Minéraux 36,9

Soies et soieries . . 36,1

Métaux et articles en métal. 36,1

Papier 27,8

Laine, etc 23,6

Graines 21,8

Coton, fils ettissus en coton. 21,6

Légumineux 16,5

Fer en loupe 14,5

Fils de laine 4,8

Suivant la classification adoptée par le ministère du Commerce, les importations comprenaient Tan dernier, 995,2 millions de couronnes de matières brutes (915,7 millions en 1899); 225,9 millions de produits mi-confectionnés (229,1 en 1899), et 462.4 millions d'articles manufacturés (464,1 en 1899). D'autre part, les exportations se sont élevées à 810,7 millions de couronnes pour les matières premières ( — 7,1 millions comparativement à 1899); à 292,3 millions pour les produits miconfectionnés (-{- 11,9 millions) et à 808,9 millions de couronnes pour les articles manufacturés (-|- 45,5 millions).

Le tableau suivant montre la part des métaux précieux :

Commerce extérieur de V Autriche-Uongrie.

En millions de couronnes sans les avec les

métaux précieux 1900 contre 1899 1900 contre 1899

importations 1.683,5 + 74,6 1.728,4 + 76,4

Exportations 1.911,9 + 50,3 1.979,1+46,4

o,ij

En ce qui concerne le commerce extérieur de la Hongrie pendant Tannée 1900, il a atteint 1.180.560.000 couronnes aux importations et 1.397 230.000 couronnes aux exportations, soit une plus-value de 200. 070. 000 couronnes, au profit de ces dernières. Par rapport à Tannée précédente, les importations ont baissé de 62.204.151 couronnes tandis que les exportations ont augmenté de 196.729.506 couronnes.

Si nous considérons maintenant les échanges commerciaux entre la Hongrie et TAutriche pendant Tannée 1900, non compris les métaux précieux, nous voyons, d'après le relevé provisoire (en quantités seulement) que vient de publier le ministère du Commerce autrichien, que la Hongrie a exporté Tan dernier en Autriche 47.117.362 quintaux métriques de marchandises, tandis que les exportations autrichiennes en Hongrie n'ont été que de 21.671.205 quintaux. La Hongrie a exporté en Autriche surtout des blés, iégumineux et farines (21 millions 910.633 quintaux) du bois, charbon et tourbe (10 millions 077. 24n quintaux) des produits minéraux(5.371 .630quintaux)des légumes, fruits et végétaux (2.890.216 quintaux), du fer et articles en fer (1.745.076 quintaux), auxquels viennent s'ajouter, chose qui fait honneur à la jeune industrie hongroise, 56.922 quintaux de produits manufacturés, surtout des machines et des pièces de machines.

Quant aux exportations autrichiennes en Hongrie, elles comprennent principalement du bois, charbon et tourbe (11.855.429 q.),des huiles minérales et goudrons (1.283.011 q.), du fer et des articles en fer (1.058.605 q.), des cotons, fils et cotonnades (517.281 q.), des poteries (454.302 q.), du sucre (431.857 q.), du papier et articles de papeterie (405.197 q.). Les animaux sont naturellement comptés par têtes ; Ton relève : aux importations en Autriche 906.402 têtes de bétail d'abatage et de trait et, aux exportations, 10.829 têtes au total.

Cette statistique, fort curieuse, ne prouve pas grand'chose quant àTimportance précise des échanges entre les deux Etats delà Monarchie; il ne nous sera possible de Tapprécier que lorsque nous aurons sous les yeux, non pas seulement les quantités, mais les valeurs.

Ajoutons que, d'après les chiffres définitifs que vient de pubher le Bureau central de statistique du royaume de Hongrie, le commerce extérieur des pays de la couronne hongroise a atteint — en quantités et en valeurs — les chiffres suivants :

AUTRTCHE-llONGRIE 511

Ouinlaux môtriques. Couronnes.

Importations 39.011.000 1.198. 761.000

Exportations 56.277 000 1.200.500.000

Total 95.288.000 2.399.261.000

La valeur des exportations dépasse dont celle des importations de 1.739.000 couronnes, tandis qu'il y avait eu un excédent d'importations de 90.548.000 couronnes en 1898, de 25.478.000 couronnes en 1897, de 7.248.000 en 1896, et de 78.330.000 couronnes en 1895.

Classés par principaux pays de provenance et de destination, les échanges commerciaux de la Hongrie présentent en couronnes le tableau ci-après :

Importations. Exportations. Total.

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