‹ Le marché financier en 1900-1901Chapitre 8 sur 132 · r,f^f^fv^c · texte numérisé non relu

r,f^f^fv^c

» » ' argent 41500.000

Banque d'Allemagne 24.500.000 38.400.000

Banques associées de New-York, espèces. .. 3.600.000 31.600.000

.) .) billets 8.500.000 11.700.000

Comparativement à ce qu'elle était en 1876, la réserve métallique de la Banque d'Angleterre — en raison des obligations incombant aux banques pour leurs dépôts — est plus faible aujourd'hui. 11 faut tenir compte, en effet, que, depuis 1876, la Banque a hérité du droit d'émission de 2.275.000 £, appartenant à des banques privées.

Pendant l'année dernière, le stock de métal jaune, en

Angleterrej a augmenté de 7 millions 1/2, malgré l'interruption des envois de l'Afrique méridionale, qui, en 1898 et 1899, avaient représenté une quinzaine de millions de livres. Cette année dernière, comme en 1899 déjà, F Angleterre a envoyé de Tor au Cap, plus de 4 millions en 1899, près de 2 millions en 1900. Grâce aux Etats-Unis qui ont fourni 5 millions de livres, à Flnde qui en a donné 8 1/2, à F Australie d'où il en a été reçu 6 millions l/,^ et aussi à ce que l'Australie a expédié directement de l'or à San-Francisco, évitant ainsi un appel au marché de Londres, la lacune provenant de la cessation de la production sud-africaine a été comblée en partie. D'autre part, il a été moins exporté d'or en Espagne et au Brésil. Si l'on compare les chiffres de 1900 avec ceux de 1899, on voit que le total a diminué de 6 millions à l'importation, de 3 millions à l'exportation. Voici le mouvement en millions de livres depuis cinq ans :

Or

Argent

Export.

Iniporl.

Export.

Imporl

Au début de l'année le métal précieux cotait 77.69, en septembre 77.11 1/2. L'Inde a acheté de préférence de petits lingots.

Si, malgré les circonstances connues, la diminution des arrivages n'a pas été plus accentuée, cela tient en partie aux mesures artificielles prises par le gouvernement, comme le placement de Bons de l'Echiquier aux Etats-Unis. La répercussion des dépenses de guerre, la nécessité d'opérer des payements au loin, s'est faite au détriment du change anglais.

L'année 1900 a été. meilleure pour le métal blanc, qui s'est relevé de 273/16 Fonce à303/16 le 24 octobre pour fmir à297/16. La hausse est duc principalement aux achats du gouvernement indien en vue de la frappe des roupies. On sait que la réserve d'or a augmenté, tandis que la circulation a absorbé

une plus grande quantité de monnaie blanche ; le stock de roupies dans le fonds d'échange est tombé à une limite dangereuse, et il a fallu que le gouvernement vendit une partie de son or pour acheter de l'argent. Comme les indigènes montrent toujours de la préférence pour l'argent, il est possible que les frappes continuent, surtout si les affaires demeurent actives : c'est là im facteur important pour l'avenir dn métal blanc. Le Trésor indien fait de grands bénéfices sur la frappe; il achète de l'argent, le transforme en roupies qui contiennent pour 11 pence et demi d'argent et qui ont une valeur de 16 pence (1).

La spéculation a cru que les dépenses des forces alliées en Chine amèneraient une forte demande d'argent, mais l'attente n'a été remplie qu'en partie ; le change chinois s'est tenu audessous de la partie de l'argent.

La demande pour les bazars de l'Inde a été moindre, vraisemblablement à cause de la famine qui a obligé les gens à vendre leurs ornements et bijoux ; après quelques bonnes récoltes, le mouvement en sens contraire se produira.

Au début de l'année, les dollars mexicains ont été recherchés pour Manille, ils faisaient 1 1/2 0/0 de prime sur la valeur intrinsèque du métal ; mais, à partir du mois de mai, ils ont fléchi à 3/8 ou 5/8 au-dessous du prix de l'argent fin. Même dans ces conditions, la vente en est difficile.

Au moins de novembre, il y a eu une certaine demande provoquée par la nouvelle que les Etats-Unis frapperaient d'un droit d'exportation les dollars mexicains exportés des Philippines.

La différence entre le prix de fargent à terme et au comptant n'a pas été considérable ; en juillet et août, il y a eu une prime de 1/8 pour livraison.

Les changes ont été défavorables à l'Angleterre, notamment le chèque sur Londres est tombé à Paris à des cours que l'on n'avait pas vus depuis longtemps.

Le tableau suivant indique le cours le plus haut, le plus bas et le cours moyen pendant l'année 1900, du cours du change sur Londres.

(1) Le gouvernement des Indes aurait l'intention d'employer le bénéfice du tûonnayage à constitu'T une réserve en or.

Paris, à vue

Paris, chèque

Bombay, câble transfert.

Calcutta

Singapour, 4 mois

Hongkong, câbles

Shanghaï, câbles

Yokohama, 4 mois

Rio-de- Janeiro, 3 mois.,

Valparaiso, 3 mois

Gonstantinople, 3 mois.

Athènes, à vue

Plus Jiaut

ni

L'agio sur Vor a été

Vienne (en couronnes pour 20 fr.),

Lisbonne, perte 0/0

Buenos-Ayre?, perte 0/0

Rio-de-Janeiro, perte 0/0.

Madrid, perte 0/0

Plus haut

Plus bas

2/8 1/11 fc

Moyen

Plus bas

Moyen

Le cours de Targent en harre à Londres à été au plus haut 30 —, au plus bas 27, en moyenne 28 1/4.

Le comité du Clearing-House de Londres a adressé une circulaire pour inviter les banquiers à se montrer plus vigilants relativement à Fouverture de comptes. Les fraudes dont les banques sont victimes résultent parfois de la facilité avec laquelle on accueille de nouveaux clients, avec de légères

références ou même sans celles-ci. 11 serait utile (rarriver à une espèce d'entente sur les conditions à exiger. On recommande aux caissiers de bien examiner les numéros imprimés sur les chèques.

hsi Chèque Bank, fondée pour vendre des chèques encaissables surtout à l'étranger, a été victime de fraudes nombreuses, de falsifications de ses chèques, si bien qu'elle a été amenée à proposer la liquidation à ses actionnaires. Elle a contribué par la concurrence à amener le Post-Office a créer des bons de poste {postal noies).

S'il avait fallu liquider au 31 décembre 1899 le portefeuille de la Caisse d'épargne postale en Angleterre, il y aurait eu un déficit de 500.000 £ à couvrir par le produit de l'impôt général, aux frais des contribuables. D'autre part, de 1877 à 1896, l'Echiquier a reçu 1.600.000 £ provenant de fonds des Caisses d'épargne comme surplus des intérêts. Cette somme a été dépensée et l'on s'aperçoit aujourd'hui de l'erreur commise. Il eut mieux valu considérer la Caisse d'épargne postale comme une institution séparée de l'Echiquier et lui avoir conservé cette réserve de 1.600.000 £. Le gouvernement a toujours répondu qu'il était impossible de faire cette séparation, et cependant ne serait-on pas en droit de demander à un banquier, — car en cette matière l'Etat fait fonctions de banquier — qui détient de 130 à 140 millions de livres de dépôt, autre chose qu'une sorte de première hypothèque sur les contribualues.

Durant l'exercice 1899-1900, il a été acheté 1.670.000 £ de fonds anglais et \endu 686.000 £ pour les déposants. Les achats ont augmenté avec la baisse : au lieu d'une moyenne de 90 achats par jour, il se sont élevés, lorsque les consolidés ont baissé à 98, jusqu'à 832. Au 31 décembre 1899, 68.998 déposants possédaient ensemble 8.397.213 £ de fonds anglais; la baisse survenue dans le cours des consolidés a dégagé la situation pour les dépôts qui ont été reçus pendant que les consolidés étaient faibles. Mais, d'autre part, s'il se produisait de gros retraits, le gouvernement serait amené à vendre bien au-dessous du prix d'achat, ce qui constituerait une perte. On a fait observer qu'un sixième des dépôts du pays est dans les mains du gouvernement qui les a placés dans la même catégorie de valeurs que celle qui sert aux banques et banquiers pour leurs fonds de réserve, et le gouvernement ne possède aucune réserve en espèces, pour faire face à des éventualités. Les banquiers se plaignent également del^ con-

currence que le gouvernement leur fait avec ses bons de poste et les transferts télégraphiques. L'ensemble du mouvement effectué par lui dans cet ordre d'idées dépasse 35 millions de livres.

Voici le tableau des déposants dans les Caisses d'épargne postales du Royaume-Uni.

Nombre

Moj

cane du dépôt

Nombre

Mo y

eiiue du dépôt

Angleterre

Ecosse

Irlande

En 1900 un projet de loi a été soumis afin de rendre mobile [e taux d'intérêt sur les dépôts, de manière à mieux sauvegarder les intérêts du Trésor. A partir de 1903, à la fm de chaque exercice, un calcul estimatif serait fait du revenu probable sur le capital de la Caisse d'épargne postale, durant l'exercice à venir, ainsi que du taux à attribuer aux déposants. Le projet a été retiré à la fm de la session.

M. Arthur Cook, directeur de la Compagnie d'Assurances sur la Vie, Victoria, a fait pour le Congrès International des Valeurs mobilières une étude sur les valeurs mobilières du Royaume-Uni.

Il a groupé ensemble et additionné d'une part toutes les valeurs nationales et, de l'autre, les valeurs étrangères, cotées au Stock-Exchange le 31 décembre 1898 et le 30 décembre 1899, de façon à présenter un total distinct pour chacune de ces deux catégories.

Il est impossible d'établir quelle est la quote-part de ces capitaux appartenant à des étrangers, mais il est certain que la plupart des capitaux placés en valeurs nationales et en valeurs des colonies et possessions britanniques appartiennent aux habitants du Royaume-Uni.

Le tableau et le résumé que nous reproduisons ne comprennent pas les capitaux placés en actions, stocks, bons et obligations dans toutes les compagnies industrielles et autres du Royaume-Uni.

Les compagnies comprises dans le List du 30 décembre 1899 n'excèdent pas 1.400 en nombre; alors qu'au mois d'avril 1899, il n'y avait pas moins de 27.969 compagnies par actions existantes.

Tableau des valeurs mobilières qui figurent aux bulletins officiels de la Bourse de Londres du c^O décembre i 899.

Page 1