‹ Le marché monétaire et ses crises depuis cinquante ansChapitre 38 sur 88 · DES CAUSES DE LA CRISE DE 18B · texte numérisé non relu

DES CAUSES DE LA CRISE DE 18B

fois les nouveaux appels de fonds ajoutés à tous ceux qui résultaient des trois milliards d’émissions de 1863, devaient fortement peser sur le marché monétaire.

L’épargne annuelle dans le Royaume-Uni atteint, il est vrai, des proportions colossales, puisque des calculs exacts permettent de la porter au minimum à 130 millions st. ', soit 3,250,000,000 fr. mais il s’en faut de beaucoup que toute cette somme soit à la disposition des compagnies nouvelles. Une grande partie en est employée à construire des maisons, des routes, des ponts, des hôpitaux, des écoles, à améliorer le sol et les cultures, à acheter des objets mobiliers, des machines, à étendre le commerce, à augmenter le nombre des navires. Les maisons seules depuis dix ans, prennent 1 milliard de fr. par an. En appliquant encore un milliard pour les autres objets, il resterait environ 1,500 millions de fr. pour les entreprises mises en société, tant sous la forme ordinaire que sous la forme limitée. D’après ces estimations approximatives, il faut conclure que durant l’année 1863 et le commencement de 1864, les émissions nouvelles avaient à peu près absorbé toute la partie de l’épargne aunuelle dont elles peuvent disposer. Il y a cependant tout lieu de croire que les appels de fonds des sociétés n’auraient point produit de crise, sans la troisième circonstance dont nous allons nous occuper, l’écoulement des métaux précieux; car les souscripteurs ne manquaient pas, même quand l'intérêt était à 8 et 9p. 100, et d’ailleurs les bulletins financiersdes journaux

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