‹ Le marché monétaire et ses crises depuis cinquante ansChapitre 55 sur 88 · Voir aux Annexe*, n · texte numérisé non relu

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cela que consiste le bénéfice à retirer de l’emploi des billets de banque. Voici quelle était à ce sujet l’opinion de M. Weguelin, ancien directeur de la banque d’Angleterre, lorsqu’il fut interrogé par la commission d’enquête de la Chambre des Communes en 1857 :

« Demande . — Croyez-vous qu’il serait utile que la Manque put étendre son émission au delà des limites posées par Y ad de 1844?

« Réponse . — Il m’est impossible d’y découvrir une utilité quelconque.

« Demande . — Les inconvénients de cette mesure ne l’emporteraient-ils point sur l’avantage d’une économie dans le capital métallique?

« Réponse . — .Je considère cet avantage comme insignifiant. Notre approvisionnement en métaux précieux diminuerait. Aussitôt que s’établirait un change défavorable, l’or épargné s’écoulerait, et toutes choses seraient comme auparavant 1 . »

Nous avons vu que la cause déterminante de toute s-les

1. On pourrait donc conclure de l’opinion de M. Weguelin qu'une plu* forte émission de billets n’aurait point pour résultat, comme on le prétend , une baisse dans le taux de l’intérêt. Et , en etTet , la niasse de la currency ne serait pas augmentée , seulement elle se composerait de plus de papier et de moins d'or. Signalons ici une contradiction des partisans d'un accroissement de l'émission, à laquelle M. Péreire n’a pas échappé. Au chap. x de son livre sur les Principes de la Constitution des banques , il soutient que le taux de l’intérêt ne dépend pas du tout de l’abondance de l’argent (p. 129), et quelques pages plus loin, il prétend qu’on abaisse l’intérêt au moyen de l’émission de billets (p. 145).

Je crois, quant à moi, que l'émission des billets agit comme l'accroisse-» ment du numéraire. Le papier et l’or arrivant sur le money-market pour s’y louer, ont d’abord pour effet de faire baisser l’Intérêt, et en second lieu de faire hausser les prix.

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