LE MARCHE M0NÉTA1HE
En co qui concerne l’influence exercée par la Banque d’Angleterre, l’effet des élévations du taux de l’escompte, surtout aux moments critiques, s’est considérablement accru par suite d’une règle que les directeurs adoptèrent en 1858, en raison de laquelle on cessait toute avance aux bill-brokers , excepté aux trimestres, en anticipation du payement des dividendes. Par suite de cette décision, les maisons d’escompte se virent obligées, en 1864, de se créer des ressources pour faire face à leurs affaires en dehors de la Banque d’Angleterre, et celle-ci put en conséquence employer ses fonds à escompter le papier des négociants qui s’adressaient directement à elle. La hausse ou la baisse du taux de l’escompte fixé par la Banque ( bunk /ale ) se faisait sentir à tout le money-market et surtout aux établissements d’escompte. Une autre modification, introduite également vers 1858 dans les usages de Lonibard-street , donna aussi d’heureux résultats l’an dernier. Avant ce temps, nonseulement les banquiers de Londres, mais même ceux des comtés, avaient la coutume de déposer entre les mains des bill-brokers de grandes sommes « at call, » c’est-à-dire rigoureusement payables à première demande, mais en fait laissées entre les mains des dépositaires pour un temps indéterminé. Dans ces dernières années, on est convenu que l’argent de ces dépôts ne serait payable qu’à certains termes plus ou moins éloignés, d’après la convenance des parties. Le résultat de co changement a été de supprimer ou du moins de réduire un élément d’incertitude, et par suite une cause d’erreurs dans les calculs.
En 1 864, on a fondé, ou plutôt on a projeté bien plus de nouvelles sociétés encore qu’en 1863, comme le montre le tableau ci-après :
ANNEXES