CHAPITRE VU. 26R
Je remarquai qu*ils reçurent froidement cette proposition, et qu*cn réalité ils ne l'acceptaient que par déférence et discipline.
Je fis faire le partage des terres, pour exciter l'émulation pir Tattrait de la propriété, et chaque colon eut la faculté de travailler, un jour par semaine, dans son champ. Pendant la première année, il y eut assez de zèle; il ne me parvint qu*un petit nombre de plaintes contre les paresseux. Il est vrai que je maintenais Tardeur et la satisfaction par de fréquents envois de troupeaux prélevés sur les razzias que nous faisions subir aux Arabes. Les troupeaux formaient la principale masse du fonds commun, et nul n'y avait plus de droit qu*un autre, puisqu'ils n'étaient pas le résultat du travail.
Au retour d'une expédition prolongée, j'allai visiter mes trois petites colonies, en commençant par celle de Mered. C'était à la fin de septembre 1843. Ordinairement, j'étais accueilli avec joie par les colons militaires, qui me considé-
16. Du Service de» avant-postes et des reconnaissances en Afrique. Alger. 1842, ia-8.
17. De la Stratégie, de la tactique^ des retraites et du passage des dé /liés dans les montagnes. Alger (Hans date).
18. Discours de M. le maréchal due d'/sljf, député de la Dordogne^ dans la discussion de Tadresse (séance du 24 janvier 1815). Paris, 1815, in-8.
19. Instructions pratiques du maréchal Bugeaud pour les troupes en campagne. Avec planches in- 18, format de poche. Paris.
20. Nécessité pour la France d'une puissante armée et considérations nouvelles sur les troupes à cheval. In- 18, Paris.