Héflexions et souvenirs militaires. Alger, 1815, in
2'i. Réponse au discours prononcé par M. de Corcelles, député de l'Orne, dans la séance du 22 mat 1815, pendant la discussion générale du projet de loi relatif aux crédits extraordinaires de TAlgéric (15 juin 1815, France- A Igérie). Wger, 1815, ia-8,
23. Relation dé la bataille d'/sly, suivie du rapport de Ai. le maréchal-gouverneur . 1845, Alger, in-18.
24. Delà Colonisation de l'Algérie, par M. le maréchal duc d'Isly, gouverneur général. Alger, 1847, in-8.
25. Obiervations de M. le maréchal -gouverneur général sur le projet de colonisation présenté pour la province d'Oran, par M. le lieutenant général de Lamoriciére. Alger,
1847, in-8.
2G. Les Socialistes et le travail en commun, par M. le maréchal Bugeaud duc d'Ialjr, Paris, 1818, in-12.
27. Economie sociale. Des travailleurs dans nos grandes villes, psw M. le maréchal Bugeaud d'Isly. Paris, 1818, in-12.
28. Veitlérs d'une chaumière de la Vendée, par M. le maréchal Bugeaud d'Isly. Paria et Lyon, 1819.
raient comme leur bienfaiteur et m*appelaient leur père.
Cette fois, c'était un dimanche, je les trouvai mornes et presque impolis. Ils étaient appuyés contre leur porte, et ne se dérangèrent pas pour venir m*entourer, selon leur coutume. Je compris qu'il y avait quelque chose d'extraordinaire. Je fls appeler rofficier, et, celui-ci étant absent, je m'adressai au sergent-major pour connaître les causes du découragement dont je venais de remarquer les symptômes.
« Mes hommes ont bien raison d'être tristes, me répondit le sergent-major; ils perdent la plus grande partie de la récolte; ils l'attribuent au travail en commun; ils ne veulent plus de ce régime, ils vont vous demander de les désassocier.n
— «Mais commentperdent-ilsleurrécolte?Ils ont moissonné dans les premiers jours de juin, et nous sommes à la fin de septembre; elle devrait être au grenier depuis longtemps. »
— « Vous avez raison, mon gouverneur, cela devrait être ainsi ; mais on ne travaille pas, et nous n'avons pas encore dépiqué le tiers de l'orge ni du froment. Comptant sur la prolongation habituelle du beau temps, nous n'avons pas eu la précaution d'enlever les gerbes perpendiculairement des meules; nous avons pris ce qui faisait toit sur toute la surface du carré long. Les deux orages qui sont survenus ces jours-ci ont imbil)é nos meules, et tous nos grains ont germé. »
Je me transportai aux meules, et je les vis herbacées sur toutes les faces. Je fis aussitôt rassembler les colons, ils formèrent cercle autour de moi, et nous eûmes le dialogue suivant :
u Comment se fait-il, mes amis, qu'ayant récolté en juin, vous n'avez pas encore dépiqué à la fin de septembre? »
— « C'est, me fut-il répondu, c'est que nous ne travaillons pas. »
— « Et poui'quoi ne travaillez-vous pas? »>