‹ Le Maréchal BugeaudChapitre 114 sur 294 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

qu'il attende les événements, et qu'il saisisse l'occasion la plus favorable pour jeter le poids de sa vaillante épée dans la balance du côté le plus favorable aux intérêts du pays. Voilà ce que je désire que la Chambre exprime dans son adresse; voilà ce que j'espère I

Dans ce discours remarquable dirigé contre une déclaration inconsidérée de guerre à des ennemis supérieurs en nombre et en force, on constatera que le sage et politique général, bien qu'animé des mêmes vivacités patriotiques, demeurait fidèles anx principes qu'il avait déjà soutenus à la tribune, en 1831 et 1832, lorsqu'il s'agissait de la Pologne.

J'étais entré dans la Commission, plein d'idées belliqueuses, dit-il à un autre moment de cette même discussion, et croyez que dans cette Commission notre honneur national n'était pas en mauvaises mains : quatre membres sur neuf avaient versé leur sang pour la patrie !

Si le maréchal Bugeaud eût vécu jusqu'en 1870, il est à penser, d'après son discours de 1840, qu'il eût pesé de toute son autorité contre la déclaration de guerre à la Prusse, et qu'il se fût efforcé de réduire à de justes proportions le fameux outrage fait à Ems,par le roi Guillaume, à notre ambassadeur M. Benedetti.

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