‹ Le Maréchal BugeaudChapitre 260 sur 294 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

agressions commises, depuis le 30 mai, sur notre territoire ;

Qn'Abdel-Kader soit expulsé du territoire marocain et n'en reçoive plus désormais ni appui ni secours d'aucun genre.

Enfin, qu'une délimitation complète et régulière de l'Algérie et du Maroc tft arrêtée et convenue conformément à l'état de choses reconnu du Maroc lui-même, à l'époque de la domination des Turcs à Alger.

Les plénipotentiaires avaient Tordre de se transporter devant Tanger, à bord d'un des vaisseaux de notre escadre , et de faire remettre aux autorités de cette place une lettre adressée à l'Empereur dans laquelle ils devaient lui annoncer que, s'il acceptait purement et simplement les conditions de cet ultimatum, ils étaient autorisés à traiter sur ces bases.

Partis de Cadix, avec M. le prince de Joinville, MM. de Nyon et de Gliicksberg écrivaient le lendemain de leur arrivée, le 10 septembre, en rade de Tanger et à bord du Suffren^ que l'impatience était grande dans la ville et que Sidi-Bousselam , pacha des provinces septentrionales du Maroc et confident de l'Empereur, attendait avec anxiété leur arrivée et les communications qu'ils avaient à lui faire.

Il fut immédiatement procédé à la signature de la convention ; un texte français et un texte arabe dûment signés et scellés restèrent entre les mains de Sidi-Bousselam ; les deux antres instruments furent l)ortés à Paris par le jeune duc de Gliicksberg.

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