PRÉFACE
Cinq ans se sont écoulés depuis l'apparition du troisième volume, et beaucoup de lecteurs se sont étonnés de ce retard.
Je leur dois une explication.
Lorsque j'ai étudié le rôle du maréchal Canrobert avant et pendant la guerre avec l'Allemagne, je me suis trouvé en présence d'une innombrable quantité d'imprimés, livres, brochures, journaux français et étrangers et surtout de documents inédits conservés dans des dépôts publics ou privés, toutes sources historiques qu'il m'a fallu dépouiller.
J'ai dû aussi interroger dans leur retraite un grand nombre des acteurs et des témoins des événements de 1870 qui vivent encore. Enfin deux éléments d'information incomplètement utilisés, les télégrammes et les carnets des officiers d'état-major, m'ont paru présenter une importance capitale, mais leur recherche a été longue, car s'il était relativement facile de retrouver les officiers encore vivants, il était plus difficile de savoir ce qu'étaient devenus les papiers de ceux qui sont morts. J'ai eu cependant la bonne fortune d'en retrouver un grand nombre.
il CANROBERT
Pour faire ces recherches dans toutes les parties de la France, il m'a fallu cinq ans.
Quelque nombreux que soient les concours que j'ai demandés, sauf un, tous m'ont été accordés sans réserve, et je remercie ceux quijme les ont donnés, les généraux, les officiers de tous grades, les ministres, les ambassadeurs, ou autres hauts fonctionnaires, comme les plus modestes des combattants de 1870. Ils m'ont prié de ne pas les nommer. Je respecte leur volonté, mais qu'ils sachent ma reconnaissance.
Radepont, 23 décembre 1908.