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Aspect de Metz. — Le 6e corps arrivé en partie, mais privé de ses services. — L'intendance est débordée. — Le grand rabbin. — On pille avec méthode deux trains de denrées. — Le maréchal Bazaine
nommé général en chef rentre à son quartier de Borny sans donner d'ordres. — Il compte couvrir sa responsabilité par celle de l'Empereur. — Il aurait voulu avoir le général de Cissey comme chef d'étatmajor. — Il le fait appeler et lui propose ce poste. — Le général de Cissey consulte le capitaine Garcin de son état-major. — Celui-ci le dissuade et le général de Cissey refuse. — Le maréchal Bazaine se retourne vers le général Manèque, mais n'ose pas le demander. — Le général Letellier-Valazé lui exprime le désir d'être son chef d'étatmajor. — Il se résigne à accepter le général Jarras avec l'arrièrcpensée de le dégoûter et de provoquer sa démission. — Il ne fait pas d'ordre du jour. — Il adresse une circulaire aux seules troupes antérieurement sous ses ordres. — Il fait même croire à son état-major et à toute l'armée que c'est toujours l'Empereur qui commande. — L'Empereur appelle le général Cofhnières de INordecke à la préfecture et l'invite à dîner. — Les Horaces et les Curiaces. — Pessimisme du général Coffinières. — L'Empereur maintient fermement le projet de retraite sur Verdun. — Le maréchal Le Bœuf désire être le gouverneur de Metz. — L'Empereur le 12 août à 10 heures du soir écrit au maréchal Bazaine de prendre une résolution. — Le 13 au matin le général Bisson vient chez le maréchal Canrobert. — Pas de fusils, mais des seringues. — Le capitaine de France. — La chute d'eau de Marbache. — L'état-major du 6e corps arrive. — Les trains sont maintenant coupés. — Le général Le Vassor- Sorval. — Le général Margueritte « saigne les Prussiens comme des poulets ». — Le maréchal Canrobert et les officiers prussiens prisonniers. — xArrestation de l'espion Schulz. — Entretien du maréchal Canrobert et du général Jarras. — Le colonel Roux est atteint d'aliénation mentale. — Il est remplacé par le lieutenant-colonel Pavet de Courteille. — Examen de la situation du corps d'armée. — Le général Tixier. — Le général F'échot. — Le général le Roy de Dais.
— Le colonel Vincendon. — Le colonel Ardent du Pic. — Le colonel Gremion. — Le colonel Fourchaud. — Le colonel de Montluisanl. Le général Bisson. — Le colonel Dolin du Fresnel. — Général Lafont de Villiers. — Son lionceau et le lieutenant Schmidt. — Colonel Piquemal. — Général Becquet de Sonnay. — Général Colin. — Lieutenant-colonel Jamet. — Le capitaine de Chalus. M. Daniel Wilson et deux grecs. — Colonel de Geslin. — Général Le Vassor Sorval. — Colonel Mélin. — Général Marguenat. — Général de Chanaleilles. — État de fatigue des généraux et des cadres qui sont usés. — Dévouement et honorabilité des officiers de troupe.
— Le maréchal Canrobert, le 13 août, donne à diner au général Castelnau qui récite les départements en vers. — Le gâchis à la poste. — « On va partir », dit le général Pajol. — Nos communications parla grande ligne sont coupées. — Tout est disloqué. — Le général en chef se cache et ne donne pas d'ordres : l'état-major reste inactif ne sachant que faire. — Le maréchal Bazaine ne veut pas communiquer
avec lui. — Il fait l'adjudant-major et vérifie l'emplacement des grand' garde». — Visite du maréchal Bazaine à l'Empereur. — Le général Jarras le rencontre par hasard. — « C'est l'Empereur qui commandait » . — Reconnaissance de cavalerie sur la Moselle du côté de Novéant. — Napoléon III presse le maréchal Bazaine qui répond que les ponts ne sont pas prêts. — Ordre de préparation pour le 14 août. Contre-ordre à 9 heures du soir. — II faut se préparer à un mouvement offensif. — La garde impériale oubliée. — Le maréchal Bazaine prévient l'Empereur qu'il veut prendre l'offensive demain matin. — L'Empereur lui recommande de penser à la retraite. Nouveau contr'ordre. — « Ce n'est pas moi, c'est l'Empereur qui l'a voulu. » — L'ennemi est sur la Moselle sur notre flanc. Ordre des Instructions du maréchal Bazaine pour la retraite — Toute l'armée : 170,000 hommes, 30,000 chevaux et 8,000 voitures doivent s'écouler par une seule route. — Absurdité des instructions . — Impossibilité pour l'état-major de modifier ces instructions. — Le maréchal Canrobert reçoit à 7 heures du matin, le 14, les instructions pour la retraite. — Le maréchal Canrobert écrit à sa femme. — Encombrement de Metz. — L'Empereur à la messe à la cathédrale. — Mgr Dupont des Loges lui fait ses adieux. — Des grenadiers de la Carde en corvée. — Réflexions pénibles sur Napoléon III. — Départ -de l'Empereur. — « Les adieux de Fontainebleau. » — Les centgardes. Les fourgons. — Le maréchal Canrobert à une heure et demie reçoit l'ordre de mouvement. — Les routes sont couvertes par le 2e corps : le 6e corps doit attendre son écoulement. — Le canon tonne. — Le maréchal envoie savoir ce qui se passe et monte sur le toit du collège Saint-Clément. — Il va à Montigny où est la division Tixier. — Il monte sur le toit du séminaire. — A 8 heures le feu cesse. — On croit à la victoire. — Éloge enthousiaste du maréchal Bazaine dans toutes les bouches. — Il a été admirable. — Blessure <lu général Decaen. — Le général Tixier fait à minuit commencer à *a ■division le passage de la Moselle. — Illusions sur le maréchal Bazaine. — Bataille de Borny. — C'est une victoire aux yeux de toute l'armée ■et de la population de Metz. — L'Empereur le télégraphie à l'Impératrice. — Valeur morale de l'armée. — Sa confiance absolue dans 3e maréchal Bazaine 328