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rS.V.}:T f>" ADRESSE AC BÛl.
I,\irm.*i> aux i>riires du prince d'Erkmiihl, pénétréo dt's luaiix do 1.1 pallie et jiilmisc d'en arrêter le cours, 011 prcM'iianl la giierro civile et en ùtant aux troupes l'iraujti' les tout motif pour prolonger leur séjour en
France, nous a députés vers Votre Majesté pour Lui exprimer le désir de se rallier sincèrement à Elle et de Lui ramener, par son exemple, ceux de ses sujets que les circonstances extraordinaires dans lesquelles nous nous sommes trouvés en ont éloignés.
Pleine de confiance dans la générosité de Votre Majesté, Tarniée se flatte. Sire, que vous accueillerez avec bonté sa soumission, et que, jetant un voile sur tout ce qui s'est passé, vous ne voudrez fermer votre cœur à aucun de vos enfants.
Pour copie.
Signé: comte Gèkxku.
L'armée demande :
1° Que le Roi, ni ses ministres, ne conservent aucun souvenir de ce qui s*est passé depuis le l".mars 1815;
2** Que, par conséquent, aucun individu de l'armée, quel que soit son grade, ne soit proscrit, persécuté, ni recherché pour sa conduite depuis cette époque;
S"" Que tous les militaires conservent les grades qu'ils ont aujourd'hui ;
i® Que le Roi veuille bien négocier avec les puissances alliées une ligne de démarcation que les troupes de ces puissances ne pourront pas dépasser, et au dedans de laquelle Tarmée française demeurera réunie dans des cantonnements en attendant l'évacuation du territoire ;
5'' Enfin, que, lorsque la paix ou l'état du Trésor public obligeront à des réformes, elles ne soient appliquées aux individus que d'après des règles générales et jamais en raison de la conduite politique qu'ils auraient tenue*
2iO LE MARÉCHAL DAVOUT.
Le Roi donnerait à l'armée une grande preuve de son amour et de sa confiance, si Sa Majesté voulait s'en rapporter à son honneur et à sa fidélité en lui confiant sa garde.
Pour copie,
Sigfié : comte Gérard.
CORRESPONDANCE
DU
MARÉCHAL PRINCE D'ECKWUHL
AVEC LA MARÉCHALE