DISCOURS PRONONCÉ PAR M. DUPIN
blés discours dont le souvenir est acquis à nos fastes parlementaires. Le reste de ses jours fut donné à la bienfaisance envers tout ce qui l'entourait, aux douceurs de la famille, à l'éducation d'un fils, dans Tâme duquel il jetait les germes de ses vertus, et dont la piété filiale a voulu assister à cette solennité où la mémoire de son illustre père jette tant d'éclat.
« Il y a vingt ans, un cortège funèbre gravissait les hauteurs du cimetière de TEst; d'anciens généraux, de vieux soldats, des députés, des pairs, des notabilités de tous les rangs suivaient tristement un catafalque orné des insignes du deuil militaire. Une de nos plus pures renommées, un de nos meilleurs citoyens, le vainqueur de Fleurus, le maréchal Jourdan, blanchi par les fatigues de la guerre et par les années, laissait tomber des paroles simples, graves, émues, sur une tombe qui se fermait. Celui qui venait' d'entrer dans sa dernière demeure, sous les auspices d'un regret général, c'était votre ancien compatriote, Davout, duc d'Auerstaëdt, prince d'Eckmiihl et maréchal de France; c'était celui dont l'image offerte à votre vénération sera religieusement gardée dans cette enceinte ! »
DU
MARÉCHAL PRINCE D'ECRMÙHL