LETTRE DU ROI LOUIS XVIII
Mon cousin, nous vous faisons cette lettre pour vous dire que vous vous rendiez samedi prochain vingt et un de ce mois au lieu des séances de la Chambre des députés des départements, à l'effet d'y assister à l'ouverture de la session des Chambres; et à cela ne faites faute, car tel est notre plaisir; la présente n'étant à autres fins. Sur ce, je prie Dieu, mon cousin, qu'il vous ait en sa sainte et digne garde.
Donné au château des Tuileries, le vingt-trois novembre de l'an de grâce mil huit cent dix-neuf et de notre règne le vingtcinquième.
Signé : Louis.
M. le maréchal prince d'Eckmûhl, pair de France.
Un mot d'espoir... non pas d'adieu.
Ce quatrième volume, nous Tespérons, ne sera point un adieu définitif. Il y a tout un côté de la vie du maréchal prince d'Eckmuhl,quo nous avons àpeine effleuré, et que d'autres, plus jeunes, plus compétents, se plairont à creuser. Nous aurionssans doute encore quelques curieux papiers à offrir, et notre tâche est très imparfaitement accomplie; mais les âmes aimées ne sauraient nous demander plus que nous ne pouvions donner, et tranquillement nous entrerons dans le repos avec la conscience d'avoir, dans la mesure de nos forces et sans compter avec elles, essayé une œuvre de justice et d'amour.
o58 APPENDICE.
Nous ajouterons qu'il nous a paru opportun, à Theure où nous sommes, de révéler aux lecteurs, épris de la noblesse morale, une flgure propre à réconcilier Tesprit qui cherche avec la triste humanité qu'il interroge. Ce n'est point en reniant les grandeurs du passé que Ton peut préparer un avenir meilleur, mais bien en acceptant ses leçons et en profitantdeshéroïquesexemples qu'il nous donne.
Paris, le 2 février 1880, fête de la Purification.