La mort de sa fille, la comtesse Joséphine Vigier
-2t)tj LE MAUÉCHAL DAVOUT
(( Son seigneur et maître a trouvé d'nne noble simplicité de diner lui, sa femme et ses enfants à table d’hôte. Malgré l’intérêt qu’inspire la douleur d’une mère, des yeux mouillés de pleurs n’aiment pas à se diriger sur des visages inconnus. Il est un gouvernement que les lumières, les assemblées, les révolutions ne changeront jamais, et c’est celui d’un mari. Le plus austère républicain conserve dans sou ménage le despotisme ottoman, et le bonheur d’une femme dépend uniquement du caractère de son sultan . »
Les lettres du Maréchal nous disent assez quel sultan il était !
M'”® Campan raconte, d’après quelque frivole donneur de nouvelles, une histoire qu’elle arrange pour amuser la Reine exilée. Le gros mouton de M"® Mendelsshon et le tyran do M™® Campan se ressemblent bien peu! Pour ce terrible tyran, forçant sa femme à dîner à table d’bôte, la perte de sa fille bien-aiméo a été, de l’avis du comte de Serre, la terrible goutte d’eau qui a fait déborder la coupe d’amertume. Le Maréchal est mort delà mort de sa douce Joséphine. La Maréchale, sans la moins aimer, lui a survécu plus de quarante ans.
Laissons parler les indifférents, les insouciants, les irrités, les jaloux; mais examinons les actes, saluons la pensée appliquée, de la jeunesse à l’âge miir, à la recherche du plus beau et du meilleur ;
CORRESPONDANCE INÉDITE
puis, rafFermissons nos cœurs au spectacle (10100 nature modeste dans le tidüm[die, forte contre l’adversiUS et ne la jugeons pas, l’iiniipie jugement véritable étant celui de l’être (jui sonde riiomme jusqu’en ses plus mystérieux replis, de l’être cssentiidlement juste jiarce qu’il no peut ni se tromjier, ni être trompé; et cet être incomparable, incompréhensible à notre misi-re, volontairement on involontairement cejiendant, cbacnn de nous, tout bas ou à voix liante, le nomme à son tour, car cet être, c’est Dieu !
Chàlet du Ravin,
VilIers-sur-.Mer. le 14 octobre 1886.
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