A M. LE GÉNÉRAL BARON SAUNIER
GRAND PRÉVÔT DU l''" CORPS d’ ARMÉE.
Grande Armée.
Place de ïhorn.
Nous soussignés, officiers de santé en chef des hôpitaux militaires de ïhorn, certifions que M. Louis- François Saunier, général de brigade, âgé de cinquantetrois ans, vient d’éprouver, à la suite d’une dyssenterie de plusieurs mois pendant cette dernière campagne, et des fatigues extraordinaires auxquelles il a été forcé, même ayant cette maladie, une fièvre ataxique des plus intenses, dans laquelle le système nerveux a été fortement ébranlé et qui l’a réduit à un degré de faiblesse extrême.
Certifions en outre que M. le général Saunier, depuis longtemps atteint d’une maladie de vessie, est
CORRESPONDANCE INÉDITE
sujet à une hémoptysie pério(li({ue, occasionnée pac diverses contusions à la poitrine (circonstance (jui contrihue encore à retarder sa convalescence), ne saurait habiter plus longtemps un pays aussi froid que celui où il se trouveprésentement, sans danger pour ses jours.
11 a d’ailleurs besoin des plus grands ménagements et de ces soins (pi’on ne reçoit (pi'au milieu des siens.
Nous estimons conséquemment ([u'un congé de six mois au moins est absolument nécessaire à M. le général Saunier pour aller respirer l’air natal et retrouver sasanté première, attendu ([u’il lui est toutà lait impossible, avant ce laps de temps, de faire aucune espèce de service actif aux armées.
En foi do quoi, nous lui avons délivré le présent, [)Our le faire valoir au besoin
Fait double à Tborn, le dix-neuf janvier dix-huit cent treize.
Le Médecin en chef. Le Chirurgien major,
Collet-Meygret, Bocrion,
M. D. L. Gb. M.
Vu par nous, commissaires de guerre, pour légalisation des signatures ci-dessus.
Avant (b‘, transcrire deux letlres du Mart'chal an général Donzelot, nous tenons a donner d abord nue lettiui (|ue nous devons à la courtoisie de (M. R. Desaix, alin de témoigner d’une amitié conimencée en Egypte et continuée an travers des événements les plus faits pour diviser.
LE MAUECHAL DAVÜUT