I. Die familea BlendeUsohn, 1727-1817. Hensel. iierliD
c Notre compagnie journalière, c'est le maréchal Davout, sa femme, qui exerce le commandement de la maison, et ses enfants. La première fois qu'il a entendu mon nom, il a demandé au général
Sébastiani, qui justement se trouvait là, si j'avais des parents à Hambourg, ayant connu là des personnes fort honorables et estiméesdecenom.
<( Presque tous ses domestiques sont Allemands ; ses filles apprennent Tallemand très sérieusement, et chaque fois que je le vois, il me demande de lui dire si elles en savent quelque chose. La vie politique de cet homme m'est inexplicable en le voyant chez lui et avec ses enfants. Il est un père, tel que seul Abraham a su être ainsi père, se mêlant à leurs jeux de tout son cœur. Sa fille ainée, une. enfant de quatorze ans, est la créature la plus douce que je connaisse ^.
« Je n'ai trouvé qu'une façon de m'expliquer les horreurs commises sous son gouvernement. Il me parait peu intelligent, lourd et ignorant. Chez lui il est sans aucune influence et il a dû être le même pendant son commandement : un misérable quelconque aura agi à sa place I Qu'importe aux pauvres vaincus, et n'est-il pas plus coupable encore d'avoir laissé commettre de telles atrocités I »
Le Mémoire de Hambourg répond avec éloquence à cette diatribe de vaincue, bossue, spirituelle, haineuse, et jugeant avec sa passion; cependant le témoignage étonné de M"® Mendelssohn a bien son mérite d'affirmation à l'endroit des qualités de cœur et de bonté du maréchal Davout.