‹ Le maréchal Davout, prince d'Eckmühl; correspondance inédite, 179O-1815. Pologne--Russie--HambourgChapitre 43 sur 55 · Joséphine, devenue comtesse Vigier · texte numérisé non relu

Joséphine, devenue comtesse Vigier

Il nous semble intéressant, à titre d^étude psychologique, de copier ici quelques mots tirés d'une lettre adressée par le maréchal « à sa maréchale » :

« Nous avons été aujoard'hui à Vichy donner à M**'" Sébastian! et Mendelssohn des nouvelles de notre chère Louise. M"* Mendelssohn m'a beaucoup entretenu de la forte impression qu'elle avait éprouvée en voyant notre chère petite si désespérée, et dit combien elle se reprochait de n'avoir pas été plus maîtresse d'elle : elle m'a précisément donné les mêmes raisons dont je me suis servi près de toi pour la défendre. Elle m'a engagé à venir faire un dîner de demoiselles avec Louis et M. Gordon. Je le lui ai promis pour Dimanche. »

La gouvernante de M"® Sébastiani avait, on le voit, le rare courage d'appeler à elle les incapables, les ennuyeux, et de leur témoigner toute la sympathie qu'elle ne ressentait pas. Je crois que les Françaises, en dépit des nombreux défauts qu'on se plaît à leur reconnaître, n'auraient du moins pas la — vertu allemande, — que Dante condamne à traîner une chappe de plomb.

Nous donnerons maintenant la parole à M"*® Campan 4 :

(( LaMaréchale (Davout) a été bien à plaindre à Vichy, accablée d'une trop juste douleur*.

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