‹ Le maréchal de camp Desandrouins, 1729-1792 [microforme]Chapitre 102 sur 109 · A À RAR À À À · texte numérisé non relu

A À RAR À À À

A la même époque, c'est-à-dire vers la fin de Mars, Desandroüins cite un fait qui n’est pas à l'honneur de Nelson, le futur vainqueur d’'Aboukir (Août 1798) et de Trafalgar où il trouva la mort (Octobre 1805).

Les préliminaires étaient signés avec l’Angle-

terre, on le savait : cela n’empêcha pas Nelson de faire la course sur les côtes de Caracas. « Une « frégate Angloise, dit Desandroüins, a infesté la « côte, et pris quelques petits bâtimens de la compagnie de Caracas qui font le cabotage.

M. le marquis de Vaudreuil a envoyé en diligence un officier de la MNéréïde avertir le comte son frère de cette piraterie, avec ordre de partir sur le champ avec un des vaisseaux les meilleurs voiliers pour lui donner la chasse. La frégate Angloise se nomme l’Abbhermale, commandée par M. Nelson, capitaine de la marine royale. Il a fait prisonniers quelques officiers françois qui se promenoient en mer. Il a fort honnêtement traité ces Messieurs à son bord, et n’a pas permis qu’on leur prit la moindre chose. Mais il ne leur en avoit pas moins tiré deux coups de canon à boulet, et un à mitraille, et deux ou trois coups de fusil. »

Enfin, le 2 Avril, Desandroüins quitte cette malheureuse côte de Caracas : « Je me suis « embarqué dans l’après-midi, sur le Pluton de « 74 canons, commandé par M. d’Albert. » Le 3, l'on partit. Rendez-vous fut donné au Cap, à tous les vaisseaux de l’escadre.

ARR ARLRA RER RAA R RO Æ AR

e Mars, lonneur it 1798) e 1805).

l'Angle- 21son de « Une ifesté la s de la abotage.

en dilile comte le partir neilleurs , frégate nmandée à royale.

françois honnêtet n'a pas se. Mais 1X Coups et deux

tte cette me suis luton de , » Le 3, p, à tous

On salue en passant les iles St-Dominique, Zachée, etc. Le 9, alarme sur le Pluton : le feu prend aux cuisines, mais il est promptement éteint. Le 11, on arrive au Cap. Il y a en rade des vaisseaux de ligne et des navires marchands de toutes les nations d'Europe, l'Angleterre excepté. Le 15, toute l’escadre y est réunie (1).

Le 17, arrive un bâtiment de France. Il apporte des ordres de la Cour. Toutes les troupes de terre et de mer sont rapatriées : les unes iront débarquer à Toulon, les autres à Brest. Joie immense de l’armée. Cependant, on demande 100 hommes de bonne volonté dans chacun des régiments de l’armée, et on les trouve, qui s'engagent, pour 8 ans, dans les deux régiments du Cap et de Port-au-Prince.

Le 19, Samedi-Saint : grande salve d'artillerie de toute l’escadre espagnole. Le lendemain, jour de Pâques, mêmes salves.

« Le 25, M. de Viomenil visite l'hôpital tenu « par R. P. de la Charité. Il a été fort content. « Les malades sont seuls dans chaque lit, dans « de grandes salles bien aérées. Ils coûtent au « Roy 3 francs de France; il y en avoit environ « 800. Les officiers coûtent environ 10 francs : ils « sont parfaitement bien.

« Le 28, grand bal public à la salle de la

(1) Le Cap était la capitale de la partie française de l’île

d'Haïti, ou St-Domingue. Port-au-Prince est une des villes principales.

Page 1