A RAR R À À À À A
ARR RRARARERZR À À AR À À
ail: É0 és
Luc, Mercier et moy, après avoir passé la nuit au bivouac. Nous avions 15 Canadiens des plus ingambes et 11 Sauvages pour nous accompagner. Nous commencämes par le chemin qu'avoit indiqué M. de Combles et que nous jugeâmes, ainsi que luy, très difficile. Puis nous allimes examiner la côte du lac, et trouvâmes, à demi-lieue du fort Ontario, l’anse trouvée par Mercier, qui nous parut commode.
« Les deux pointes, qui la bordent de chaque côté, étoient des rochers à pic ; mais la courbure en dedans était de sable, et en état de contenir environ 200 bateaux. Nous jugeimes tous unanimement que c’étoit le seul endroit propre à un débarquement de l'artillerie. L'anse aux Cabanes était si éloignée, qu'il eut fallu un temps infini, le chemin supposé fait, pour transporter devant Chouaguen l'artillerie et les munitions. Car elle en est distante de 4 lieues, et nous n’avions que 20 chevaux assez mauvais. Ainsi, il devoit sembler bien avantageux de trouver une anse aussi voisine ; cependant, la première impression dans l’armée ne luy fut pas favorable.
« Le chemin depuis la dite anse, jusqu’au rort Ontario, n'offroit aucunes difficultés qu’on ne put surmonter en deux jours au plus. Il y avoit au milieu un ruisseau très facile à passer ; et un autre plus faible au pied du coteau sur lequel est situé le fort.
« Notre reconnaissance faite, nous retournâmes