EE ARR GEI OS
OCR HET MONO
ss 00
bâtiments et magasins brûlés et détruits, tous les remparts mis à ras de terre, et toutes les fortifications démolies. Il ne restait rien de ce qui était encore, six jours auparavant, le fort William- Henry, absolument rien que quelques ruines fumantes !
Le capitaine Desandroüins, qui avait aidé à le prendre, comme officier du génie dirigeant les travaux du siège, aida pareillement à le détruire.
Cette destruction du fort William-Henry mit les Anglais hors d'état, au moins pour une année, de rien entreprendre, de ce côté, contre notre colonie.
Nous aurions peut-être pu conserver ce fort.
Mais, outre la difficulté de nous y maintenir, même en temps ordinaire, à cause de son éloignement de nos frontières et de sa situation au milieu des possessions anglaises, il y aurait eu aussi impos- Sibilité presque matérielle de communiquer avec lui pendant les longs mois de l'hiver, au travers des glaces et des neiges qui, à cette époque, rendent impraticable le portage le long de la rivière la Chute. La garnison y eût été forcément abandonnée, et un hardi coup de main des Anglais À | nous l’eût bientôt repris. |
« C’est ce qui a fait prendre le party de le razer, | « dit Desandroüins, y ayant beaucoup plus de | « peine pour l’ennemy de le reconstruire que de « le reconquérir. » En effet, les Anglais avaient | mis deux ans pour le bâtir ; il leur en faudrait au moins autant pour le rétablir. F |
Dee
DS
De
Rise Vas
Ha à: 4 4 ia NH
8 A er ur
CS RE PE pere ver PTE à
us les tifica-
était Iliamruines
s à le at les ruire.
ait les 6e, de lonie.
| fort.
même ement u des mp0savec avers ndent re la abanpglais
razer, s de e de aient it au
A coup sûr, ce siège est mémorable dans l'histoire du Canada français. La petite armée, qui l'entreprit sous les ordres de Montcalm, se composait de 7 bataillons de France, y compris celui de la marine, de 3.400 Canadiens et miliciens de la Colonie, et de 1.600 Sauvages : en tout 7.100 hommes, dont 2.100 hommes seulement de troupes francaises, sur lesquels il en avait fallu laisser 500 à Carillon et à la Chute, pour assurer nos derrières, garantir nos communications et protéger les convois.
C'était bien peu pour assiéger 2.400 Anglais, et en mème temps s'opposer au secours qui, d’un jour à l’autre, nous le savions, pouvait arriver à la place assiégée. C'est ce qui a tenu continuellement en éveil le corps du chevalier de Lévis, et l’a empêché de prendre une part directe aux opérations du siège.
Du reste, Montcalm, en détachant de Lévis pour garder la route de Lydius, avait agi sagement. En effet, le général Webb était enfin prêt à secourir William-Henry ; et, le 10 août, il devait marcher, sur les lignes françaises, à la tête de 10.000 Anglo-Américains, lorsqu'il apprit la capitulation. Il était trop tard. Webb congédia son armée.
« On sera peut-être surpris en Europe, dit le « capitaine Desandroüins, qu'après un avantage « aussi brillant, notre armée n’ayt point marché « sur-le-champ au fort Lydius.
es
copine ser TUE, MENU Ver ANR ET RÉ PRERC Es LS
os ns
EX
« Les milices arrivées, le 9 ou le 10, au camp du général Webb, ne nous en auroient réellement pas empêché. Mais, un portage, pendant six lieues, de notre artillerie, de nos munitions de guerre et de nos vivres, eût été impossible à bras d'hommes, en face de l’ennemy : mais les Sauvages nous avoient pour la plus part abandonnés, dès le 10 ou le 11, comme c’est leur coutume, quand l'objet pour lequel ils sout venus est rempli ; mais surtout il était de la dernière importance d: renvoyer toutes les « milices du Canada pour faire leurs récoltes (1) ».
Enfin, le 16, à la pointe du jour, nos troupes « couvertes de gloire et de fatigues », selon la belle expression de Desandroüins (2), regagnaient leurs bateaux. Exaltées par le succès, idolâtrant leur général, elles l’eussent suivi jusqu'au bout du monde.
On franchit avec joie l’espace qui sépare le Saint- Sacrement du Champlain, faisant allègrement le porlage, non seulement du matériel de guerre, mais de toutes les prises faites sur l'ennemi. Puis, sans perdre de temps dans un repos qu'elle ne connaissait plus en ce pays-là, notre armée remit
(1) Papiers du général Desandroüins. — Précis des évènements de la campagne de 1757, dans la Nouvelle France.
(2) Papiers du général Desandroüins. -- Journal du siège du fort Georges, appelé par les Anglois William- Henry, situé au fond du lac Saint-Sacrement. — Manuscrit de quatre pages, couvert de ratures,