ARABE À À
Saint-Frédéric.
« Le 11, parti à minuit du Moulin-Foucaut.
Grand froid. On arrive à Saint-Jean à 11 heures du matin. Avant d'arriver à Saint-Jean, à deux lieues au-dessus, nous trouvons des glaces très fortes; elles ont failly ouvrir entièrement mon batteau des deux bords. Heureusement M. Jacau avait frayé une partie du chemin avec son batieau qui à la fin s’étoit ouvert de manière à faire eau, jusqu'à être prêt de couler bas. Je suis arrivé avec six pouces d’eau, et vuidant continuellement !.…
« Le 12, arrivé à 11 heures du matin à
Montréal. »
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L'armée tout entière avait aussi « prodigieusement souffert » du mauvais temps et du froid, pendant cette navigation de quelques jours. Les bateaux ont été pris dans les glaces qu'il à fallu rompre à coups de hache. Plusieurs ont coulé bas, brisés par le choc des glaçons que le lac chariait : mais heureusement les hommes ont pu se sauver.
Berry et la Reine, allant à Québec, ont dû abandonner leurs bateaux à Trois-Rivières, et achever la marche par terre, tant la navigation du Saint-Laurent était devenue difficile.
Les autres bataillons prirent leurs quartiers d'hiver à Montréal et à Trois-Rivières.
Officiers et soldats méritaient bien quelques mois de repos, après la rude campagne de 1758.
Hélas ! c'était le dernier que leur laissait l'Angleterre, sur la terre du Canada!
Desandroüins resta à Montréal où, avons-nous dit, il était arrivé le 12 novembre.
Il y termine la première partie de son Journal par cette note :
« Le 22 décembre. Départ de M. de Montcalm « pour Québec. »