A L'OCCASION DE LA MORT DE SON PÈRE
(halo (le >[elz avait reçu ses cendres. Le 1"' juilleL préc('(ient, il s'était (iémis, pour cause de santé, de ses fonctions d'aman'. 11 avait encore eu le temps de voir le jiarlomcnt, dont l'élablissement lui avait coûté uneparlie de ses pouvoirs de magistrat municipal, cxil(' de Metz et transféré à TouP. Moins de cinq mois avant sa mort, une autorisation royale de faire imprimeries i?cw?/n^^we.s sur les coutumes générales du duché de Lorraine, es bailliages de Nancy, Vosges et Allemagne qui portent son nom. mais dont l'auteur est Florentin de Thierriat, de Mirecourt ',
argent bas, du module de 27 uiillini., porte : Abraham Fabcrt, maitreéchevin de Met:-, 1038 ; dans le champ, Técu de la ville, posé sur un cartouche ; au revers, les armes de l'ahert avec la devise : « A la vertu rien n'est inaccessible. »
Un escabeau en chêne et une table d'imprimerie sarmonléc d'un marbre, provenant de Tatelier du maître-échevin Fabert, existaient encore à Metz il y a quelques années. Ce matériel, après avoir longtemps appartenu aux Collignon, très ancienne famille d'imprimeurs messins, a été détruit lors de l'incendie de l'imprimerie Rousseau.
1. « Pièces authentiques qui attribuent le titre rf'AMAN [notaire] à Abraham Fabert, maitre-échei'in de la ville deMeti. (Documents pour servir à l'histoire de Metz, pur Chabert, dans les mémoires de l'Académie de Metz, J8(;i-18G-2.;
2. Le désaccord avait commencé à régner, dès 1G33, entre le duc de la Valette et le parlement. Lorsque le cardinal avait succédé à son frère, la mésintelligence s'était encore accentuée entre les magistrats et le gouverneur. En avril 1635, le roi résolut do transporter la cour à Toul. L'acte de translation ne fut signé que le 10 mai 1036. Malgré les instances répétées du cardinal pour obtenir la mise à exécution effective de la décision rojale, le parlement s'obstina à siéger à Metz. La situation critique de la France à la suite de la prise de Corbic par les Espagnols, en août 1036, et les maladies contagieuses qui sévissaient à Tout à cette époque, favorisèrent les magistrats dans leur résistance à la volonté du roi. Ils finirent, cependant, par prendre le chemin de Toul en avril 1037. Leur exil dans cette ville devait durer vingt-deux ans.
3. Florentin de Thierriat, écuyer, seigneur de Lochepierre Lon-