SE REND A METZ
campagne languit jusqu'au milieu d'octobre, après quoi chaque armée se retira dans ses quartiers d'hiver. Le cardinal de la Valette resta en Piémont, jugeant prudent de ne pas revenir à la cour au moment où la haine de Richelieu, parvenue à son comble, se déchargeait sur le duc de la Valette, fugitif, de la honte de Fontarabie.
Quelque temps après, Fabert rentra en France et se rendit à Metz, où sa présence était nécessaire pour sauvegarder ses droits dans le règlement de la succession paternelle. iVbraham Fabert avait succombé, le i août, aux suites d'une attaque d'apoplexie ', étant maître-échevin pour la cinquième fois'. La catlié-
1. Le 15 août, Abraham Fabert suivait la procession instituée par Louis XIII en l'honneur de la Sainte Vierge ; une tempête affreuse s'élève tout à coup; la cloche appelée Marie, qu'on sonnait à grande volée, se fend, et le vénérable magistrat messin tombe l'rappé d'une attaque d'apoplexie. {Chronique manuscrite de M. Descaries, conseiller au parlement de Metz, citée par M. Bégin dans son Histoire de la cathédrale de Melz.)
2. M, Maliierbe, M. Emmcry, doni .1. François, dom Floret {Journal man., Bibl. de Metz, 115) et dom Tabouillot ne s'accordent pas entre eux sur les dates et la durée des cinq échevinages de Fabert. Nous nous en tiendrons aux indications fournies par dom Tabouillot. D'après ce religieux, Abraiiam Fabert aurait été nommé maître-échevin : la première fois, le 17 novembre 1610, pour quatre ans; la deuxième, le 17 mai 1618, jusqu'en juillet 1620; la troisième, depuis le 1" juin 16-4 jusqu'au 7 janvier lôib; la quatrième, depuis le décès de M. de Villers, arrivé le 2:2 juillet 163-2, jusqu'en 1633; et la cinquième, le 7 juin 1637; de plus, il aurait été continué dans Fexercice de ses fonctions le 17 juin 1638. M. Ch. Robert a décrit, dans ses Recherches sur les monnaies et les jetons des maitres-échevins (Metz, 18ô3j, les monnaies et jetons qu'Abraham Fabert fit frapper à Foccasion de ses échevinages. On trouv(' aussi des renseignements à ce sujet dans une note manuscrite des. l/'c/awsf/e la famille, delà main d'Abraham-.Vlexandrc- François-Maximilien de Fabert, arrière petit-neveu du maréchal.
Le Caliinet des médailles, à la Bibliothèque nationale, possède deux de ces jetons : l'un de 1624, Fautre de 1638. Ce dernier, en