FABERT SERGENT DE BATAILLE EN ITALIE
frapper Richelieu, qui s'engagea, dans des termes ibrmels, à en lenir compte.
Ens'éloignantde Paris, le 4 avril, pour se rendre en Italie, Fabert put donc emporter l'espoir de voiries affaires du roi reprendre promptement, de ce côté-là, une tournure favorable. Il arriva à Turin après la chute deChivasso, le jour de la redditionde Verrue (10 avril), et la veille de celui où le cardinal de la Valette, rentré en campagne depuis trois semaines, accourait pour la deuxième fois au secours de la capitale menacée par le prince Thomas. Le lendemain, il était tout entier à sa tâche, comme s'il ne l'eût jamais quittée \ exerçant la charge de sergent de bataille, dont le brevet lui avait été accordé le 29 janvier ".
Organiser la défense de Turin contre les attaques du dehors ne sulfisait pas ; il importait aussi de déjouer toute tentative de trahison de la part de
1. Une lettre de la Valette à Richelieu, datée de Turin, 1:2 avril, est de la main de Fabert. {Arch. aff. étr., Turin, t. XXVIII.) Il y est (juestion de la capitulation de Verrue. — Les tomes XXVII, XXVIII et XXIX (année 1639; des Archiver des affaires étrangères, Turin, contiennent, en assez grand nombre, des lettres du cardinal de la Valette à. Richelieu, Chavigiiy et de Noyers. Presque toutes sont de la main de Fabert, en totalité ou en partie. 11 y traite avec compétence les questions multiples que comportait le rôle à la fois politique et militaire. dévolu au commandant en chef de l'armée d'Italie.