‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 12 sur 334 · FABERT LE PÈRE ANOBLI; MAITRE-ÉCHEVIN · texte numérisé non relu

FABERT LE PÈRE ANOBLI; MAITRE-ÉCHEVIN

frère aîné '. Le même ouvrage nous apprend qu'Abraham occupait alors la charge de commissaire ordinaire de l'artillerie aux gouvernements de Metz, Toul et Verdun -. Tel est le titre sous lequel nous le trouvons désigné dans les lettres d'anoblissement dont le gratifia Henri IV (septembre iGOâ), en récompense des bons services qu'il en avait reçus pendant les derniers troubles du royaume ^ Le brevet royal déclarait Abraham « réputé issu de noble race » , ce qui était une sorte de leconnaissance de la noblesse d'origine lorraine conférée à Mangin '.

Henri IV était mort quand Abraham Fabert fut élevé (17 novembre 1610) à la dignité de maîtreéchevin de Metz \ C'était la trofs cent quatre-vingt-

1. La onzième gravure du Voyage du roi représente la compagnie clea enfants recevant la reine.

2. Nous avons vaiiiemenl recherché à quelle époque Abraham Fabert fut pourvu (le cette charge. On peut supposer qu'il la remplissait dès 1591, lorsqu'il amena à Henri IV les soldats dont le recrutement lui avait été confié.

C'est en qualité de commissaire do rartillerie qu'Abraham Fabert fit tirer devant le roi, en IC03, un feu d'artifice de son invention, accompagné d'un simulacre de combat nocturne.

3. Voir à VAppendice (H) la copie de ces lettres prise sur l'original qui est conservé dans les /Irc/i. de la famille.

■l. On trouve à la date du 10 avril 1603 {Bibl. nat., Ms., Du Puij, 75"2) une ordonnance imprimée, rendue par le duc d'Éperiion, et au bas de laquelle on lit ces mots : De l'imprimerie d'Abr. Faher. La même pièce se trouve aux Archives des affaires étrangères, Lorraine, t. 7.

ô. Dom N. TabouiUot (Histoire de la ville de .Metz-, 1787, Ms. 136-137 de h\ Bibliothèque de .Metij, M. A. Malherbe (Recueil de.i sceaux et armoiries de la noble cité de Met:-, de ses paraiges el de ses maîtres-échevins, Ms. 213-211, même Bibl.), et M. Emmery {Recueil des édits, etc.), assignent la date du 17 novembre au premier échevinage de Fabert.

La ville de Metz était administrée par un niaitre-échevin assiste de

FABEP.T IMPRIMEUR JURÉ KN SURVIVANCE. 9

cinquième Ibis depuis l'an 1170 que se renouvelait réclievinage '. La même année (:iiO juin), il obtenait pour son fils cadet la survivance de sa charge d'imprimeur juré. Trois ans plus tard (1G13), parut à Melz, sous le nom d'Abiaham Fabert le Jeune, une édition des Coutumes générales de la ville de Melz et Pays Messin, rédigées ensuite de l'ordonnance de Messieurs du Grand Conseil'-. Cet important travail, qui présentait, dans un ensemble parfaitement fondu, les anciennes coutumes messines et les lois françaises, avait été commencé trente ans auparavant par un magistrat de la ville. Le savant maîlre-éclievm eut le mérite d'en fixer définitivement la rédaction. En le publiant sous le nom de son fils cadet, il son-

(louz.c pairs ou conseillers, et par un Conseil dit des l relie (un par paroisse), de concert avec une assemblée composée des trois ordres iTrois-Eta!s).

Le maitre-échevin, désigné annuellement par le gouverneur d'apn'-s le choix du roi, pouvait rester en charge l'année suivante.

Quoique privés d'une partie des droits et prérogatives que leur attribuait aux quatorzième et quinzième siècles la constitution messine, le maîlrc-échcvin , son conseil et les treize continuaient à jouir de quelques-uns de leurs anciens privilèges. Ainsi que l'atteste Fabert, dès les premières pages de ses Mémoires, les fonctions des conseillers et des treize étaient électives au commencement du dix-septième siècle, comme primitivement. Cepeiulanl, il y avait longtemps que le libre choix de ces magistiats par leurs concitoyens souffrait de l'immixtion des gouverneurs dans les affaires de la cité.

Les Mémoires de Fabert contiennent d'intéressants détails sur la cérémonie d'installation des mailres-éclievins.

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