‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 120 sur 334 · CONFIANCK QUE RICHELIEU LUI TÉMOIGNE · texte numérisé non relu

CONFIANCK QUE RICHELIEU LUI TÉMOIGNE

part du prix de la charge à rembourser à ce dernier fut donnée par le roi, le reste par Richelieu. Le surlendemain, le nouveau capitaine aux gardes partait pour ritalie. Avant de le congédier, le ministre lui avait prouvé une l'ois de plus sa conliance en lui fiiisant spontanément l'aveu des déceptions et des embarras que lui attirait à chaque instant l'humeui' changeante du roi. Déjà il pressentait les mécomptes que lui susciterait, dans un avenir prochain, la présomptueuse légèreté du jeune Henri d'Effiat, marquis de Cinq-Mars*, son protégé, à la veille d'occuper la première place dans l'^s bonnes grâces de Louis XII 1. Ce n est pas qu'il voulût se servir de Fabert pour lutter, à l'abri de sa loyauté, contre les caprices maladifs de son maître; comment aurait-il songé h proposer un pareil rôle à celui qu'il savait si profonde-

nommé capitaine aux gardes françaises par commission du 18 octobre. D'aulre part, Fabert nous fait connaître, dans son Journal des campagnes, qu'il fut mis en charge le 17 ; il ne dit rien du brevet dùinaréclial de bataUle qui, également d'après Pinard, lui aurait été accordé le même jour que sa commission de capitaine. Cependant, il est désigné sous ce titre dans une relation du combat de la RdIh, du'20 novemiire, envoyée à Richelieu; voir ci-après, page 157, en note.

« Les maréchaux de bataille, dit le P. Daniel dans son Histoire de la milice française, étaient des officiers dont la principale fonction était de mettre l'armée en bataille sur le plan que le général leur e i donnait.... Je serais assez porté à croire que la charge de sergent dj bataille était très considérable, mais que, dans la suite, on mit andessus de lui un officier à qui on donna le titre de maréchal de bataille, en lui attribuant, avec la préséance, les principales fondions (kl sergent de bataille. »

La compagnie aux gardes achetée par Fabert existait en 159G; il en était le quatrième capitaine.

1 . Cinq-Mars, âgé d'environ dix-neuf ans, remplissait alors la charge de grand maître de la garde-robe du roi.

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