ET LE CAMP DEVANT ARRAS
les faire. Lorsque le roi vous a donné à lous trois le commandement de ses armées, il vous a cru capables, et il lui importe fort peu que vous sortiez ou que vous ne sortiez pas, mais vous répondez de vos tètes si vous ne prenez pas la ville d'Arras\ »
Peu de jours après, le cardinal infant, à la tète d'une vingtaine de mille hommes, s'établit sur le mont Saint-Eloi, d'où il vint prendre position du côté d'Avesnes-le-Comte, avec l'intention d'affamer les assiégeants. Pendant ce temps-là, Fabert était retourné à la cour pour éclairer Richelieu sur les progrès des travaux d'attaque. Il eut bientôt l'ordre de rejoindre les maréchaux afin de se concerter avec eux sur les moyens de leur faire conduire des vivrez en sûreté -. Dans ce but, il exécuta plusieurs autres voyages entre Amiens et la place, continuant à déjouer, avec autant d'intrépidité que de bonheur, la
1. Ce billet, emprunté aux Mémoires de Puységur, a été reproiluit par le P. Griffet dans son Histoire du règne de Louis XIII. M. Avciiel, qui le cite également, et dit n'avoir pu le découvrir à l'état manuscrit, exprime un doute sur son authenticité, mais sans aller jusqu'à affirmer qu'il soit controuvé. D'autre part, le P. Barre, en rapportant le même document, toujours d'après Puységur, fournit, à propos de Fabert, sur les circonstances auxquelles il se rattache, des détails précis de nature à faire croire qu'il n'est pas supposé.
2. Dès le 19 juin, dans une lettre à de Noyers, Richelieu disait que Theureuse issue du siège d'Arras dépendait « de la sîireté des convois et de l'abondance des vivres ». (Lettre orig. tirée des manuscrits de M'' le duc d'Aumale et reproduite par M. Avenel.) Pendant toute la durée des opérations, il répéta sans cesse la même chose aux maréchaux de Chaulnes et Chàtillon.
D'après la Gaz,ette, douze convois petits et grands furent conduits