CHOISIT UNE POSITION ET Y AMÈNE CHATILLON
verncur et d'une, garnison, pour rejoindre Cliàtillon à Reniilly '. 11 y Irouvales troupes concentrées, comme l'avait prescrit le roi, de manière à pouvoir se porter facilement là où l'ennemi tenterait de franchir la Meuse. Quelques jours s'écoulèrent, pendant lesquels Lamboy s'éloigna de ses quartiers de Neufchâteau et de Bouillon, et passa la Semoy (4 juillet) entre Chiny et Ilerbeumont, ens'approchant du Chiers vcrsDouzy etBazeilles. Quoique ce mouvement, s'eft'ectuanl pour ainsi dire sous les yeux de l'armée royale, révélât clairement à Cliàtillon le dessein du général de l'Empereur de joindre ses forces à celles des princes, il s'obstina à rester à Remilly au lieu d'aller^camper à la sortie de Sedan sur une bonne position, à la fois offensive et défensive, formée par les hauteurs audessus de Fresnois, et que lui désignaient ses ofticiers. Mais Fabert l'amena dès le lendemain sur ce terrain, tout en feignant de s'y laisser conduire, et sut le décider, sans paraître lui imposer sa manière de voir, à y établir immédiatement ses troupes. Le marquis de Sourdis, consulté par Châtillon au retour de cette reconnaissance, émit un avis semblable. En conséquence, le soir même, l'ordre fut donné de se tenir prêt à marcher dès le lendemain
1. Lettre (aut.) de Fabert à Chavigny, du camp de Remilly, 1"" juillet. {Arch. aff. étr., Lorraine, t. XXXil.)
Saiiit-Jory fait arriver Fabert à Remilly le 1" juillet ; c'est une erreur qu'ont reproduite le P. Barre et d'autres historiens après lui.
Annales ou histoire ecclésiastique de la ville et principauté de Sedan, Raucourl et Saint-Menges, avec anecdotes sur les lieux roisins des dites principautés, ii Sedan, par le P. Norbert, capucin, 1781, augmenté et corrigé par Claude Colin.